Jean-Paul Alduy (Parti radical), sénateur sortant, président de Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération (l’agglo PMCA) et 1er adjoint de la Ville de Perpignan, avoue avoir visité les 226 communes du département des Pyrénées-Orientales dans le cadre de sa campagne pour les élections sénatoriales. Grosso-modo, Christian Bourquin (Divers gauche), président de la Région Languedoc-Roussillon et vice-président du conseil général des P-O, affiche le même parcours. Me François Calvet (président du comité départemental UMP des P-O), député-maire de Le Soler et vice président de l’agglo PMCA, confirme être entré dans « au moins 211 mairies », tout en précisant plus loin que sa 3ème circonscription, longue d’environ 110 kilomètres – depuis la place Cassanyes (centre historique de Perpignan) jusqu’aux portes de la Principauté d’Andorre – abrite déjà 105 communes, soit pratiquement la moitié des communes des P-O !
Douze candidats et douze suppléants – Bernard Remédi pour Jean-Paul Alduy, Hermeline Malherbe pour Christian Bourquin et Jean-Pierre Roméro pour François Calvet – sont donc en compétition pour le scrutin à deux tours qui se déroulera dimanche prochain… dans les locaux du Palais de Justice de Perpignan.
Espérons que le choix d’un tel lieu ne favorisera pas… l’abstention !
Actuellement, les deux sièges de sénateurs des P-O sont occupés par des élus UMP : Jean-Paul Alduy donc et le docteur Paul Blanc (maire de Sournia). Ce dernier, à 74 ans, a décidé de ne pas se représenter. Quand à Jean-Paul Alduy, qui a rejoint le Parti radical de Jean-Louis Borloo, il a été privé d’une investiture UMP pour cette élection. Seul François Calvet a été investi par les instances nationales de l’UMP.
L’UMP joue gros dans cette élection, car si dimanche ce sont Jean-Paul Alduy et Christian Bourquin qui sont élus, cela signifiera que l’UMP aura perdu deux parlementaires. Ce qui serait un comble dans un département où une majorité des grands électeurs (qui votent pour les sénatoriales) adhèrent à l’UMP, de près ou de loin, ou sont classés « à droite » tout comme : les quatre députés, la députée européenne, le président de l’agglo PMCA et les maires des grandes communes telles que : Perpignan, Canet-en-Roussillon, Banyuls-sur-Mer, Le Soler, Pollestres, Prades, Port-Barcarès, Port-Vendres, Saint-Cyprien, Saint-Estève, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Sainte-Marie-la-Mer, Torreilles et Villeneuve-de-la-Raho.
Dans les états-majors nationaux des partis ainsi que dans les rédactions parisiennes, les pronostics vont bon train et les chroniqueurs politiques annoncent d’ores et déjà « dans les Pyrénées-Orientales une grosse surprise »…