La lettre que nous avons publiée le vendredi 21 octobre 2011, signée de Jean-Paul Alduy (Parti radical), président de Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA) et 1er adjoint de la Ville de Perpignan, et adressée « personnellement et confidentiellement » aux membres de l’équipe municipale Perpignan-au-Coeur, a provoqué un torrent de réactions. Une véritable déferlante !

– Lorsque Jean-Paul Alduy s’indigne de ne pas avoir été élu au 1er tour (« J’étais confiant car les additions de voix favorables les plus pessimistes me permettaient d’être élu au 1er tour… »), lors des élections sénatoriales qui se sont déroulées le dimanche 25 septembre 2011 :
« C’est terrible ces grands élus qui ne savent pas voter !!! », lui répond un autre élu en écho. « Il aurait dû être élu au 1er tour, explique-t-il à ses pairs ! Toujours autant de suffisance, le Polytechnicien (…). A le lire, on l’entend déjà, les grands électeurs ne sont pas des citoyens libres de leur vote ! C’est effrayant. Quel petit démocrate ! (…) ».

– A propos des enveloppes communes qui renfermaient de nombreux billetins portant les noms de Christian Bourquin, PS et de François Calvet , UMP (« Personne ne peut croire à une proximité de valeurs et de projet politique entre les deux hommes », s’insurge Jean-Paul Alduy) :
« Et que devrait alors penser François Calvet des 135 bulletins Alduy-Bourquin… en rapport des 132 bulletins Calvet-Bourquin ? », tempête-t-on dans les rangs de l’UMP des P-O.

– Le passage sur le Front National (« Le fait que plus d’une centaine de grands électeurs de centre-gauche m’aient apporté leur seconde voix reconnaissant par là mes valeurs humanistes opposées sans ambiguïté aux thèses du Front National, n’a pas suffi à faire obstacle à cette alliance contre nature… ») :
Jean-Paul Alduy a vraiment la mémoire courte : aurait-il déjà oublié, largué, Jean-Louis de Noell, l’ex-secrétaire départemental du Front National des Pyrénées-Orientales ?… Car c’est quand même lui, Jean-Paul Alduy, qui est allé chercher l’ancien patron de l’Extrême-Droite départementale en Roussillon afin de le présenter aux dernières cantonales (mars 2011), sur le canton 9 de Perpignan (Bas-Vernet), « ripoliné » aux couleurs de l’UMP… C’est tout récent, cela.
Malgré la forte opposition à cette candidature, justement d’élus au sein de son équipe municipale Perpignan-au-Coeur, Jean-Paul Alduy a très activement soutenu Jean-Louis de Noell, l’accompagnant dans la rue, sur les marchés, chez l’habitant, inaugurant sa permanence électorale dans une frénésie médiatique… Faut-il rappeler ici que Jean-Louis de Noell s’était déjà présenté à de nombreuses occasions électorales sous les couleurs « Lepénistes » ? Et que donc, de fait, Jean-Paul Alduy ne pouvait l’ignorer. Bizarre-bizarre, comme c’est bizarre, VOUS avez dit « Bizarre » ?