Seuls deux élus des Pyrénées-Orientales, à ce jour, se sont levés pour faire front contre la décision de l’’État dans la partie de bras de fer pour une route à deux fois deux voies sur l’axe de la RN-116, entre Ille-sur-Têt et Prades-en-Conflent, via le contournement controversé de la commune de Marquixanes notamment  : le sénateur François CALVET (qui n’est plus député depuis 2011 contrairement à ce qu’a écrit dans son édition d’hier le journal L’Indépendant…) et le député Romain GRAU.
Ils sont les seuls – avec le mouvement autonomiste « Oui au Pays Catalan » – et la maire de Marquixanes, Anne-Marie CANAL, à s’être, excusé la tonalité de l’expression,  « bougés le cul » pour réagir.
Le silence et l’absence de réactions de la classe politique « qui se dit catalane » dans ce dossier relève de l’irresponsabilité totale.
Une classe politique locale en pleine déliquescence (a déjà dit un préfet dans les années 90), prête à envoyer ses bobos de service manifester sous les fenêtres du consul d’Espagne ou sur la place Catalogne,  pour soutenir des causes à mille lieues des préoccupations quotidiennes des habitants des P-O, mais ne sachant pas défendre l’essentiel d’un territoire qui se meurt.
Merci également à Lucien BAILLETTE à la tête d’une association (l’APHEM) qui a su tirer la sonnette d’alarme, en posant par exemple sur la table des négociations la vraie question d’une situation locale  « accidentogène »
Car, faut-il le rappeler, la décision de l’Etat est grave, tant elle va asphyxier un bon tiers du territoire des P-O, plongeant toute une précieuse économie de montagne (on pense là plus particulièrement aux stations de ski) dans une incertitude aux fâcheuses conséquences pour la sécurité routière, l’emploi et le développement.
C’est un désert – Qui plus est inaccessible – que nous dessine là l’Etat avec la complicité d’élus et de décideurs locaux qui, le jour venu, devront rendre des comptes devant les citoyens.