C’est une première victoire après des nombreuses années de combats pour le Syndicat national des travailleurs du sexe, le STRASS, dont la fédération de la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée est représentée par le Perpignanais Jimmy PARADIS 

 

Le Conseil d’état a décidé le 12 novembre 2018 de transmettre au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) posée une semaine plus tôt par un collectif d’associations contre la loi du 13 avril 2016 sur la prostitution.
L’association médicale militante de solidarité internationale, Médecins du Monde (MdM), ainsi que huit autres ONG et associations – dont le STRASS – considèrent « que la loi 2016 a précarisé davantage le quotidien des prostituées en les contraignant à baisser leurs tarifs, s’isoler encore plus qu’avant et d’être obligées d’avoir des rapports non protégés ». Elles s’appuient pour développer leur argumentaire sur le résultat d’une étude faite par MdM.

Le porte-parole du syndicat le STRASS d’Occitanie/ Pyrénées Méditerranée, le Perpignanais Jimmy PARADIS, a évidemment réagi, dès hier soir, publiquement, en revenant sur ses nombreuses tribunes libres dans lesquelles il prévenait les élus locaux et nationaux sur les effets contraires de cette loi depuis en 2013 /2014. Evidemment, on ne l’avait pas écouté, pourtant, son rôle de « lanceur d’alerte » sur ce dossier ne fait aujourd’hui plus aucun doute…

Jimmy PARADIS se satisfait pleinement de ce qu’il considère être aujourd’hui une première victoire : « C’est une vraie victoire d’étape puisque le Conseil d’état constitutionnel vas être amené à se prononcer sur la conformité du texte avec la Constitution et va pouvoir abroger un texte très controversé, bien sûr que je m’en réjouis ! J’ai réalisé des expertises ici même à Perpignan, des rapports complets avec l’aide de trois associations locales et trente-cinq  prostituées locales, soit quinze ans de travail, là où la prostitution non consentie et la traite des humains ont explosé depuis 2016 avec la hausse d’ouverture des bordels espagnols ! Je l’ai fait, ce travail d’analyses avec coeur et passion ; un acharnement qui, je dois hélas le reconnaître, n’a pas toujours été facile et apprécié par des personnes qui se sont accaparées du sujet pour se faire élire ! J’ai même été parfois exclu des activités locales pour avoir osé débattre du sujet ! ».

 

Il accuse les trois députés d’En Marche! d’avoir été méprisants sur la question

 

Et Jimmy PARADIS de poursuivre : « J’ai été reçu par des élus locaux en 2012 et 2013. Depuis 2017 le mouvement En Marche! a opté pour le silence et l’indifférence, aucun des trois député locaux de La République En Marche! (LaREM) – Laurence GAYTE, Sébastien CAZENOVE et Romain GRAU –  n’a répondu aux lettres que nous avons rédigées, ne nous a pris au sérieux, n’a prêté la moindre attention à notre combat, ce qui démontre leur sans-soucis, leur indifférence, voire leur mépris total pour les citoyens des P-O ! Oui je suis très en colère, très remonté contre eux, car manifestement les problèmes sociétaux qui minent aussi notre département ne semblent pas les préoccuper, et encore moins les intéresser… Quel manque d’humanité de la part des députés roussillonnais d’En Marche!, d’oublier de parler de la traite des humains alors qu’ils sont à vingt kilomètres des plus grands bordels d’Europe ! ».
Cette première victoire, Jimmy PARADIS sait maintenant qu’il ne la doit (surtout) pas à l’action des trois députés « Macronistes » des P-O… « mais à des élus nationaux ! », en particulier confirme-t-il, « à des parlementaires de l’Aude et du Var qui ont eu, eux, le respect d’écouter nos associations et l’humain ! Je les en félicite. Les effets de cette loi sont contraires aux effets attendus, ils sont pervers, je suis donc naturellement heu-reux, très heureux, de savoir que ce qui est fait là avec cette QPC, peut les annuler, et je continuerai mon combat pour enfin aboutir ! Je remercie Médecins du Monde ainsi que les ONG et les associations, sans oublier bien sûr les députés hors de notre département des P-O, qui nous soutiennent, voire nous accompagnent dans ce légitime combat ».