Le Collectif Le Vent Tourne’66 communique :

 

« OCCITANIE LA REGION VERTE
La production électrique Occitane est décarbonée à plus de 99%
Sur les 37,7 TWh produits par an seul 0,3 TWh sont carbonés.
L’urgence de sacrifier nos espaces naturels pour produire de l’électricité n’est donc pas justifiée.

 

 

Dans toute l’Occitanie, et chez nous dans les Pyrénées-Orientales beaucoup de grands plans directeurs sont en cours d’élaboration : SCOT, PCAET, SRADETT, PLU, PLUi…
L’élaboration de ces plans pour le futur de nos territoires doivent permettre à toute collectivité de s’engager à son échelle dans la lutte contre le changement climatique et la vulnérabilité énergétique.
Au préalable, il faut stopper tous les projets de zones éoliennes industrielles, pour plusieurs raisons, et la première est que les gens n’en veulent pas, nous sommes aujourd’hui après l’enquête publique du projet éolien de Passa (66), avec une participation record de la population des Aspres et des milliers de contributions, du jamais vu dans notre département, avec un score de près de 97% d’avis défavorables et in fine un avis défavorable du commissaire-enquêteur. On peut maintenant dire que l’éolien industriel n’est pas accepté par les habitants des Pyrénées-Orientales.
En effet comment peut-on trouver pertinent de saccager nos paysages et notre biodiversité qui sont au cœur de notre attractivité ?
15 communes ont fait des motions contre l’éolien industriel dans les Aspres principalement, mais pas seulement, des Communautés de Communes et des Scots, se sont positionnés déjà contre ces zones industrielles éoliennes. Notre député a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’était pas favorable à ces projets et notre Présidente de Département, Mme Malherbe à fait voter à tous les conseillers Départementaux une demande de moratoire sur l’éolien industriel, sans réponse de la part du préfet.
Pour prendre exemple sur la Communauté de Commune des Aspres, les émissions de gaz à effets de serre sont dues à : 68% le secteur du transport routier (lié à la combustion de carburant) et intégrant les énormes trafics transnationaux) et à 20% le secteur résidentiel (essentiellement lié à l’usage de fioul et de gaz pour le chauffage) donc rien à voir avec la production d’énergie électrique.
Pourquoi vouloir multiplier par 3 l’éolien et le photovoltaïque ?
Ce n’est en réalité pas un objectif à prioriser sur nos territoires.

Si on regroupe les modes de production qui n’émettent pas de gaz à effet de serre, nous arrivons en Occitanie à 37,4 TWh (7,8% de la consommation française pour 8,4% de la population, vous conviendrez que nous sommes bien dans la moyenne) dont uniquement 0,3 de polluant. Ainsi la production électrique Occitane est décarbonée pour sa quasi totalité.

 

 

L’urgence de sacrifier nos espaces naturels pour produire de l’électricité n’est donc pas justifiée.
Il existe des stratégies bien plus pertinentes sur les énergies renouvelables qui pourrait être de mettre des panneaux photovoltaïques sur les parkings de centre commerciaux, et sur les bâtiments industriels. Chez les particuliers, en intégration de toiture, en autoconsommation, ou pas. Un accompagnement renforcé au petit solaire thermique pour l’eau chaude sanitaire qui pourrait devenir quasi-gratuite pour tous les habitants des Aspres, et générer des économies d’énergies et du pouvoir d’achat pour les habitants. Également la géothermie, qui est aussi une énergie ultra-renouvelable et localement consommée.
L’enjeu de la séquestration carbone par la forêt est à prendre sérieusement en compte, enjeu qui va avec la filière bois et la gestion durable des forêts. Préservons et développons les ressources locales. N’oublions pas que l’arbre est le poumon de la planète, il nous délivre du CO2, et peut être pourvoyeur d’emploi dans les filières citées.
Nous tenons à signaler que le plan REPOS, qui apparaît plusieurs fois dans ces plans comme une référence, n’est pas une obligation, c’est un souhait mis en avant par la Présidente de Région, sur préconisation de la Vice-Présidente de Région en charge de l’écologie. Nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il faille lutter contre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effets de serre, mais la mise en oeuvre proposée pour atteindre ce but est primordiale, et ce plan Repos par sa méthode propose de sacrifier les territoires sur l’autel d’une transition énergétique, ce qui n’est pas écologique, et qui va dans le sens d’apporter des nuisances aux habitants et détruire la biodiversité. Les efforts dans le secteur de la production d’électricité sont mis dans les « Parcs » qui ne sont pas autre chose que des sites industriels, des concentrations de panneaux solaires ou d’éoliennes géantes sur terre ou en mer. C’est à croire que cette ambition de « chemin à parcourir ensemble » (cit. C.Delga) s’adresse aux industriels et non aux citoyens.
D’autres solutions existent plus locales, élaborées par des associations sur le terrain qui n’ont pas d’intérêts financiers dans les filières de production électriques. Le plan Reposta par exemple fait par le Collectif « Toutes nos énergies Occitanie, Occitanie Environnement » https://toutesnosenergies.fr/wp-content/uploads/2018/03/D%c3%a9marche-REPOSTA-mars-2018.pdf. Au plan national, la PPE alternative déposée par toutes les fédérations nationales et régionales de protection de l’environnement le 17 janvier 2020 http://www.sppef.fr/2020/01/17/communique-eolien-les-ongs-deposent-un-programme-alternatif-sur-lenergie/
Le plan Repos ne doit pas détourner nos communes de l’objectif premier qui est la lutte contre le changement climatique et la vulnérabilité énergétique, en accord avec les besoins locaux et les populations locales.
Si on prend l’exemple de la structure PAYS PYRENEES MEDITERRANEE qui bénéficie du label Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte » (TEPCV)
https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/TEPCV_RESULTATS-%20liste%20sept%202015.pdf
Et en consultant les projets labellisés : https://www.payspyreneesmediterranee.org/thematiques/developpement-durable-energie-climat/territoire-a-energie-positive-pour-la-croissance-verte/le-programme-d-actions.html on constate qu’elle n’a aucun projet éolien industriel ni photovoltaïque industriel, sur le territoire de la Communauté de Communes des Aspres, ou de la plaine du Roussillon. C’est bien parce que ce besoin n’a pas été identifié ».