Rien ne va plus entre le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol (UMP) et le député-maire de Pollestres, Daniel Mach (UMP)…

Au cœur de la polémique, la venue ce soir à Pollestres, salle Jordi Barre, du 1er ministre, François Fillon, dans le cadre de la campagne de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle.

Les faits : la semaine dernière, le tandem Daniel Mach Jean-Charles Moriconi (l’assistant parlementaire du premier, son adjoint à la mairie également… et accessoirement vous l’allez voir le secrétaire départemental de l’UMP’66), reçoit un coup de fil du staff de campagne du président-candidat Nicolas Sarkozy.

Plus exactement, c’est Jean-Charles Moriconi qui est appelé sur son téléphone portable alors qu’il se trouve, par hasard, dans le bureau du maire du Pollestres.

À l’autre bout du fil, on demande à Jean-Charles Moriconi, es qualité de secrétaire départemental de l’UPM’66, s’il y a une possibilité de recevoir le chef du gouvernement François Fillon, et l’un de ses ministres, Xavier Bertrand, pour l’organisation d’un meeting dans le cadre de la campagne de Nicolas Sarkozy.

Jean-Charles Moriconi s’éloigne de Daniel Mach, car ils ne sont pas seuls dans le bureau, demande à son interlocuteur un laps de temps pour réfléchir à la situation et revient près du député-maire de Pollestres… Dans le creux de l’oreille il lui explique la situation (et une possible stratégie « pour nous »).

Une fois seuls, les deux hommes rappellent le staff de campagne de Nicolas Sarkozy et lui suggèrent de prendre en charge l’organisation du meeting salle Jordi-Barre à… Pollestres.

Jean-Charles Moriconi prétexte au bout du fil : « C’est la salle la plus grande que nous ayons à notre disposition… Il n’y a pas d’autre possibilité car il n’y a pas de salle libre sur Perpignan (…) ».

Plus tard, lorsque Jean-Marc Pujol apprendra la manière dont se sont déroulés les faits, il ne mâchera pas ses mots, en bureau de l’UMP’66.

Furieux, et parfaitement au courant de la situation, il reproche aujourd’hui à Jean-Charles Moriconi « d’avoir menti car nous aurions pu les accueillir, à Perpignan, au Satellite, au Parc des Expositions. Nous aurions pu nous entendre sur une date mais vous avez préféré jouer les cavaliers solitaires !… Recevoir un 1er ministre, en campagne pour l’élection présidentielle du President de la République sortant, dans une salle qui ne peut accueillir au-delà de 1 500 personnes pour des raisons de sécurité… De quoi avons-nous l’air ? Recevoir M. Fillon, c’était l’assurance d’avoir 4 000 militants. C’est honteux… ».

L’affaire fait grand bruit au sein de l’UMP’66 où les langues se délient pour fustiger « une ambiance délétère ».

Un ancien responsable de l’UMP’66 n’hésite pas à dire : « Ça brûle de partout ! Vite !, tournons la page de cette génération absurde. Vive l’alternance ! Les responsables actuels sont fautifs d’avoir couvert les agissements, les acte, les paroles et les errements d’un Fernand Siré qui est devenu, sur sa 2ème circonscription, le meilleur atout de la Gauche ».