(Communiqué)
-« Lors du deuxième tour de l’élection présidentielle, l’extrême droite a obtenu un score historique et dangereux.
En votant Macron beaucoup d’électrices et électeurs communistes, progressistes, écologistes ont sauvé la démocratie, la république sans donner ni un blanc-seing, ni le moindre soutien à la politique passée et sans doute à venir du président de la République et de ses amis. Il porte, et pour une part ses prédécesseurs aussi, une grande responsabilité dans les résultats de cette présidentielle. S’il continue avec la retraite à 65 ans, le rétrécissement du pouvoir d’achat, la casse des services publics… au-delà des luttes que cela générera on ne pourra pas toujours éviter la catastrophe que représenterait la victoire de l’extrême droite à une élection nationale. Reste aujourd’hui que la gauche a tout juste dépassé les 30% et que là est le problème. C’est à elle, réunie dans le respect de ses différences, de recréer l’espoir et l’alternative politique en France. La première étape seront les législatives de juin prochain. Pour cette échéance, notre seul objectif est d’avoir le plus de députés de gauche, progressistes et écologistes face à la droite macroniste et lepéniste. Pour cela il faut se rassembler en urgence autour de candidats communs et d’axes programmatiques qui nous unissent. Personne n’a intérêt à reprendre les thèses hégémoniques qui ont prévalu depuis 1981 à gauche, dont les communistes ont souvent souffert et qui ont fini par des résultats catastrophiques pour qui les utilisait. Il serait erroné de se baser uniquement sur une élection présidentielle (dont communistes, insoumis, Verts et d’autres ont si souvent critiqué le mode électoral) en faisant fi des résultats récents (2020 et 2021) des municipales, des départementales, des régionales… Ce n’est pas en reprenant de vieilles recettes politiciennes que nous allons reconstruire une alternative à gauche.
Nous ne pouvons prétendre incarner le nouveau monde en utilisant les pires défauts politiciens de l’ancien monde ! Les dirigeants de la France Insoumise devraient se souvenir que lorsque Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche n’étaient qu’embryonnaires (2011), le PCF a su s’effacer et mettre ses forces militantes et même son argent à la disposition du Front de Gauche pour contribuer à faire de Mélenchon ce qu’il est devenu aujourd’hui.
C’est pourquoi la fédération du PCF des Pyrénées-Orientales propose d’aborder le rassemblement de manière différente pour éviter que le Rassemblement National s’empare des quatre circonscriptions de notre département et que la prochaine assemblée nationale ne soit pas que bleu et bleu marine ».