Communiqué du PCF’66

« Pour justifier et légitimer la privatisation de la SNCF, Emmanuel MACRON met en avant la dette de l’entreprise publique et fait un parallèle honteux pour se débarrasser des cheminots et de leur statut, incompatible car  « trop coûteux pour l’entreprise publique » affirme t-il. La réforme par ordonnance que s’apprête à imposer ce gouvernement n’est ni plus ni moins qu’un déni de démocratie et un aveu d’impuissance caractérisé par un autoritarisme méprisant le débat démocratique et la représentation nationale.
Pour le PCF, le débat sur les véritables raisons de la dette de la SNCF doit avoir lieu. Une dette essentiellement creusée par les investissements réalisés pour les lignes à grande vitesse (LGV) mais aussi dans des choix idéologiques passéistes de la privatisation et l’ouverture à la concurrence du transport fret et voyageurs.
Cette politique se traduit dans les Pyrénées-Orientales et la région Occitanie par le transfert de millions de tonnes de fret sur la route, dans l’abandon progressif de nombreuses lignes ferroviaires d’intérêt local, par la suppression de dizaine d’emplois de cheminots et par un gâchis financier sans précédent comme celui des voitures Corail vouées à la casse et dont la plupart avait été rénovée par la région Languedoc Roussillon pour un total de plusieurs millions d’euros en 2011.
Le PCF 66 soutien le mouvement social décidé par l’ensemble des organisations syndicales de cheminots (…) ».