Communiqué de presse.

 

« Le Parti de Gauche 66 exprime son opposition au projet d’extension d’une « gravière » située sur la commune de Saint-Estève, à proximité de la Têt et de la clinique Saint-Pierre de Perpignan. Pudiquement appelée « gravière », il s’agit en réalité d’un site classé ICPE (dit aussi, site Seveso, de triste mémoire) d’une production de goudron pour le revêtement d’infrastructures routières.

Ce projet, porté par la communauté urbaine de Perpignan revêt au regard de l’urgence climatique, écologique et économique des incohérences inacceptables : destruction des espaces agricoles à fort potentiel agronomique, pollution de l’air impactant la santé des riverains, risque de pollution des nappes d’eau souterraines etc.
Ce nouveau projet se situe dans le droit fil de celui prévu à Vinça en 2015 et qui a capoté grâce à une forte mobilisation citoyenne dans le Conflent. Déjà à l’époque, le Parti de Gauche 66 avait exprimé son opposition résolue à un projet identique, contribuant à l’échec du projet.
Ces projets ne sont pas en adéquation avec les exigences éco-socialistes portées par le Parti de Gauche. Les légitimes revendications exprimées par le monde agricole et les mouvements associatifs doivent être entendues. Avec ou sans plumes, le goudron n’est pas l’avenir des Pyrénées-Orientales ! Son développement économique doit se construire à partir de ses atouts, sur la relocalisation des activités et une vision sur le long terme de l’aménagement du territoire.
A de telles aberrations, il en est une autre, cette fois portée par le Conseil Régional Occitanie. Nous adressons un soutien amical à nos voisins de l’Ariège. Ils doivent faire face à un projet de méthanisation industrielle situé à Montaut, mettant en œuvre des cultures de maïs semences à forte consommation de ressource en eau, glyphosate et autres intrants / cocktails en tous genres.
L’avenir des Pyrénées-Orientales est l’écososocialisme, avec la planification écologique, la transition écologique, l’agriculture paysanne et la règle verte ».

 

Catherine DAVID et Mickaël IDRAC, co-secrétaires départementaux du PG’66