(Communiqué)

 

« L’indigne indignation du maire de Perpignan » ; sous ce titre la section locale perpignanaise du PCF’66 nous communique :

 

-« Louis Aliot fustige, sur Facebook, la reconnaissance officielle par l’Élysée de la torture et de l’assassinat par l’armée française, le 23 mars 1957, de Maître Ali Boumendjel, avocat au barreau d’Alger et militant nationaliste algérien.

« Calcul politicien sur le dos de l’Armée française » s’indigne-t-il. Il s’en prend aussi au rapport de l’historien Benjamin Stora qui recommande la mise en place d’une commission « Mémoire et vérité » chargée d’impulser des initiatives mémorielles communes entre la France et l’Algérie et qu’il qualifie d’ « arme idéologique aux conséquences incalculables ».

M. Aliot ne veut donc pas que les historiens se mêlent de l’histoire, il ne veut pas que la vérité émerge des archives, il ne veut pas que, plus d’un demi siècle après cette guerre qui ne disait pas son nom, les deux peuples se rapprochent pour cicatriser les blessures et se projeter dans un avenir de paix et de coopération.

En nostalgique de l’Algérie française, il entend imposer sa propre vision de l’histoire et s’inscrit dans le sillage d’un Jean-Marie Le Pen qui, après avoir été mis en cause, nia avoir lui-même pratiqué la torture, tout en la banalisant. Quoique l’on pense des attentats et des exactions commises par les militants algériens luttant pour l’indépendance de leur pays, rien ne justifie que l’on cautionne le mensonge et que l’on passe sous silence les abominations perpétrées au nom de notre peuple dans le cadre de la domination coloniale. Il y va de la responsabilité de la France de regarder lucidement son histoire. Elle en a besoin pour apaiser sa propre mémoire, celles de ses appelés traumatisés par cette sale guerre, celle de ses enfants issus d’Algériens installés en France depuis plusieurs générations et celles de ses rapatriés victimes d’une véritable déchirure.

Mais Louis Aliot n’a que faire de l’unité nationale, préoccupé qu’il est d’attiser haines, racisme et ressentiments à des fins idéologiques et démagogiques ».

PCF – Section de Perpignan