Hier soir, la commission des Affaires étrangères, à laquelle participait entre autre le député socialiste de la 1ère circonscription des Pyrénées-Orientales, Jacques Cresta, qui regroupe 72 députés sous la présidence de l’ancienne Garde des Sceaux, Elisabeth Guigou, devait émettre son avis, à travers un vote sur le budget de la Défense pour l’année 2013, budget qui pèse tout de même un peu plus de 31 milliards d’euros…

Seulement six députés étaient présents, cinq PS et un UMP… et tous des « cumulards » !

Le comble ! Le paradoxe, si l’on se positionne dans le débat politico-politicien actuel qui s’agite sur le thème de l’anti-cumul des mandats. Celles et ceux, à gauche comme à droite, qui crient haro sur les « cumulards » devront s’interroger à propos de cette fameuse soirée du mardi 6 novembre 2012, à l’Assemblée nationale, au sein de la commission des Affaires étrangères, pour en tirer les conclusions qui s’imposent.

Faut-il être « cumulard » pour s’intéresser à la politique de son pays ? Où étaient les nombreux députés, parangon de vertu au sujet du mandat unique, pendant cette belle soirée d’automne ? Arpentaient-ils tous leur circonscription pour expliquer à leurs concitoyens l’utilité de cette représentation unique ? Leur assurant que c’était là le meilleur gage pour eux afin de mieux les représenter au Parlement ?… Bizarre-bizarre.