Communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA 66).

 

 

« Taxes sur les carburants ? Ce sont les profits qu’il faut taxer !

 

 

Le 17 novembre, des « blocages » auront lieu contre la hausse du prix des carburants. Lancé au départ comme un mouvement citoyen, appuyé par les patrons du transport et relayé par la droite et l’’extrême droite, cet appel rencontre un large écho. La colère contre un gouvernement au service des riches qui fait les poches des pauvres est légitime. Alors que le prix du carburant a explosé pour tous les automobilistes, les patrons du transport sont eux globalement exonérés du paiement d’’une grande partie de ces taxes. Socialement injustes, ces taxes sont également inefficaces sur le plan écologique car les raisons qui contraignent à utiliser la voiture individuelle sont bien supérieures aux incitations fiscales à ne pas l’’utiliser. En fait, nous avons besoin de transports en commun-publics
gratuits pour en finir avec le « tout voiture » coûteux, dangereux et nuisible pour l’environnement.
Au-delà de la hausse du prix du carburant, il faut refuser la TVA et l’ensemble des taxes : des impôts indirects totalement injustes qui amplifient les inégalités. À l’’inverse, il faut augmenter les revenus, taxer les profits et réquisitionner les multinationales, en premier lieu celles qui font leur beurre sur le commerce du pétrole et pratiquent l’évasion fiscale.

 

Contre les tentatives de récupération par la droite et l’’extrême droite, le NPA apporte son soutien à toutes les initiatives locales, en particulier celles issues dans notre département des syndicats, qui permettront au 17 novembre de porter de telles revendications. Au-delà de cette journée est posée la nécessité de construire une riposte d’’ensemble contre la vie chère, pour l’’augmentation des salaires et du pouvoir d’’achat, pour une autre répartition des richesses et pour la justice sociale. Dans l’’unité, la gauche sociale et politique doit reprendre l’’offensive : il y a urgence« .

(Perpignan, le 14 novembre 2018)