Chaque jour une personnalité supplémentaire, dans le département des Pyrénées-Orientales, monte au créneau pour rejoindre et soutenir l’initiative du monde économique départemental qui, dans le débat concernant le futur nom de la nouvelle Grande Région – née de la fusion entre le Languedoc-Roussillon et Midi Pyrénées -, a décidé dans une belle unanimité de se prononcer très officiellement pour « Pyrénées Méditerranée ». Jusqu’au conseil municipal de la Ville d’Argelès-sur-Mer qui, la semaine dernière, également à l’unanimité, a approuvé une motion allant dans ce sens. Le geste est fort, car la présidente de la nouvelle Grande Région, Carole DELGA (PS), possède une résidence secondaire familiale à Argelès-plage…

Pour Marie-Cécile PONS, conseillère générale des P-O de 1994 à 2008, adjointe au maire de Perpignan en charge de l’Environnement aux côtés de Paul ALDUY, présidente du Club 89 Perpignan-Roussillon (l’un des rares clubs de réflexion des P-O à rameuter jusqu’à 200 personnes lors de ses conférences), pour l’ex-élue qui a su conserver un important réseau relationnel à l’échelle du département « le nom de Pyrénées Méditerranée s’impose, un point c’est tout. C’est la logique même. Il y a déjà une région, située en Espagne, qui s’appelle la Catalogne. En France, dès que vous avez dépassé Salses en venant de chez nous, et partout ailleurs en Europe, lorsque vous parlez de Catalogne, tout le monde sans exception pense à Barcelone. Ce serait donc le pire des scénarii de s’appeler ainsi car assurément cela brouillerait considérablement les pistes pour nous géo-localiser. Chacun sait, de plus, qu’il ne peut y avoir, officiellement parlant, deux régions qui porteraient le même nom. Notre territoire, dans sa globalité, celui de Perpignan Méditerranée Métropole et celui du Département, doit donner l’exemple en sortant de chicailleries pseudo-identitaires qui n’ont aucun sens. A mon avis, seul le nom Pyrénées Méditerranée pour nous identifier à l’échelon national et mondial – saisissons les pouvoirs et moyens supplémentaires issus de la nouvelle Grande Région – et nous aider à développer des stratégies génératrices d’emploi, est valable. Cette combinaison « entre mer et montagne », que les Catalans connaissent parfaitement pour la vivre au quotidien, donne de la force, une certaine puissance, elle encourage à relever les défis, elle donne du poids et de l’ambition à notre nouvelle dimension régionale et cela ce n’est pas rien. Ne nous trompons pas, ne nous laissons pas berner par ceux qui dans ce débat crient le plus fort mais sont souvent les moins représentatifs. Un nouveau nom pour notre territoire, c’est un défi, ce n’est ni anodin ni anecdotique comme d’autres voudraient nous le faire croire. C’est notre signature territoriale que nous engageons à l’échelle de la planète ! ».