Dès ce dimanche 15 mars 2020, 1er tour des élections municipales françaises, la vague du « dégagisme » annoncée jusqu’ici uniquement sur la ville de Perpignan s’agissant du département des Pyrénées-Orientales, pourrait toucher de nombreuses autres communes et pas les moindres. C’est à l’intérieur de l’espace métropolitain Perpignan-Méditerranée que l’heure du Changement pourrait bien sonner.

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à voir le climat ambiant local qui anime, ou plutôt secoue certaines majorités municipales ancrées sur leur piédestal, et qui menacent de vaciller simplement à partir de l’insistante rumeur. Ainsi, hauts-perchés sur des trônes d’argile, mais tellement habitués à dominer leurs citoyens à coups de clientélisme d’une  époque révolue, ces souverains républicains de pacotille, devenus pour certains d’entre eux de pitoyables marionnettes, soutenus par des plumitifs et des sociologues (dont fort heureusement la réputation n’a pas dépassé l’Agly) qui ne savent se nourrir que de haine, de lamentables compromissions et d’éructer des saloperies.

Les tracts anonymes diffusant un catalogue de scandales avortés (plus souvent des fake news) sont de retour, les tags imaginaires également, des plaintes réelles s’ensuivent dans la concurrence des victimismes (et des victimes collatérales), le marché du pneumatique flambe (tellement la pression s’exerce aussi à partir de crevaisons de pneus sur des véhicules appartenant à des opposants), etc.-etc. ; ceux qui ont les moyens matériels et financiers distribuent à tour de bras des cadeaux, alimentaires au sens propre comme au sens figuré cela va de soi ! politiquement, rien a changé, depuis ces dernières trente années, sous le soleil du Roussillon… Hélas, trois fois hélas !

Ces gens-là, dont souvent l’argent public et le malheur des autres sont les seules sources de revenus, tant leur incompétence est illimitée, n’hésitent pas à flinguer à tout-va, à exercer des pressions, à détruire des familles… Mentir, manipuler, dégueulasser, menacer, exhumer des cadavres, pour apeurer, intimider, assombrir, affoler, traumatiser : ce sont-là leurs seules valeurs, leur ligne de conduite. Ils sont les épouvantables épouvantails d’un système à l’agonie car désormais ouvertement concurrencés par les réseaux sociaux… et le phénomène des Gilets jaunes. Quelque chose est en train de changer dans le peuple, une rupture dans laquelle l’électorat pourrait bien s’engouffrer lors de ces élections municipales

C’est ainsi que dans ces communes roussillonnaises où l’air du « dégagisme » pourrait tout emporter sur son passage – à commencer par ces dangereux manipulateurs aux abois  – cette drôle d’atmosphère rythme le quotidien. Plutôt que de critiquer un programme, de le démonter ou de le dénaturer avec de la poudre de Perlimpinpin, ce qui serait à la limite de bonne guerre en période électorale, ces gens-là préfèrent salir leurs auteurs, leurs porteurs. Heureusement qu’en France les armes à feu ne sont pas en vente libre… C’est plutôt rassurant.

 

L.M.