Quels sont les rapports entre le producteur, le distributeur et le consommateur ?

L’alimentation engendre bien des processus en particulier sa proximité et son avenir face au respect du sol et de culture dans une optique d’amélioration écologique. L’écologie n’étant pas le seul domaine de la Gauche et des Verts, il est important de montrer que pour nous Centristes c’est un problème primordial que nous prenons à bras le corps

 

Trois invités nous ont parlé alimentation, malbouffe, distribution, commercialisation.

Le MoDEM, par la parole de Richard Ramos, est très impliqué dans la qualité des produits proposés par la grande distribution, mais aussi dans la façon de consommer, mais encore et surtout comment certains producteurs et fabricants par des moyens sophistiqués trompent, car on peut le dire, la clientèle.

Il est important de reconsidérer les fabrications de nos produits de consommation courante, en particulier les rajouts de nitrites dans le jambon, mais aussi le respect des AOP comme pour le Camembert de Normandie.

La loi EGALIM, devrait assurer l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire. Cette loi qui a accouché d’une souris, va malgré tout dans le bon sens. De cette loi où l’indication était « une alimentation saine, durable » Richard Ramos y a fait rajouter : « Accessible à tous », et c’est un élément très important, car oui cette façon de consommer ne doit et ne peut s’adresser qu’à une certaine classe de notre société.

Il faut reconsidérer aussi les valeurs de terroir, car ce sont nos éleveurs, nos agriculteurs, nos arboriculteurs, nos maraîchers qui sont à l’origine mêmes de ce que l’on consomme et sont donc les garants de notre alimentation. Quand on met le logo « France » sur nos produits, il devient inadmissible de constater qu’il suffit d’assembler et non pas de produire la totalité des composants du produit. Richard Ramos porte ses combats à l’Assemblée Nationale. Dans notre département il est important de reconsidérer les modes de cultures, avec le conventionnel, le raisonné, et le Bio.

En matière de consommation, les centristes que nous sommes, sont plus modérés que les propositions souvent « punitives » des Verts, pourtant un repas végétarien à la cantine scolaire par semaine a été défendu par notre député MoDEM.

Hors la convention citoyenne nous dit qu’il faudrait un repas végétarien chaque jour dans les cantines scolaires, certains d’ailleurs nous vendent cela comme une avancée, ou si c’était une évidence. Eh bien, si nous devions suivre ces conseils, nous n’aurions pas en France les éléments disponibles issus de nos producteurs. On peut donc se demander comment nos industriels pourraient, si cela était le cas, assurer cette demande?

Gérard Majoral, arboriculteur sur notre territoire, un passeur du savoir-faire, rationnel et soucieux de notre qualité de vie, très connu dans notre département, pose d’autres questionnements et en particulier sur les rapports avec la PAC*.

La grande distribution est venue balayer ce qui était l’agriculture que l’on souhaite aujourd’hui. La vente directe a toujours existé, le circuit court était déjà en vigueur sur notre territoire et en particulier dans notre département. Aujourd’hui c’est peut-être dû à la crise sanitaire qui sévit en ce moment, mais ce processus s’est réactivé.

Gérard Majoral : « si on faisait de l’argent dans l’agriculture, nos écoles agricoles seraient pleines de jeunes élèves, ce n’est pas le cas »« Vivre de son produit, c’est mettre en place des pratiques cohérentes et équitables ». Ce qui fera que notre agriculture se développera, ce sera une question de prix de revient et de rémunération.

Notre département est soumis aux mêmes règles que l’ensemble du pays, des mesures de productions qui iront vers le Bio, en respectant des normes de plus en plus importantes. « Le Bio est l’avenir du conventionnel ».

Un sujet qui touche en particulier notre département, ce sont les produits Bio importés de l’étranger, mais qui constituent très souvent une concurrence déloyale. Car ces labels ne sont pas soumis pour certains aux contrôles obligatoires identiques à notre législation.

Après-guerre, c’était à l’époque « de la fourche à la fourchette », aujourd’hui, on est passé « de la fourchette à la fourche ». C’est désormais le consommateur qui détermine et déterminera la production.

 

Jacques Bayona nous rappelle que ce territoire vinicole est en perdition, mais il faut reconnaître que la désertification de cette manne qui est passée de 54 000 hectares à moins de 19 000 pose le problème des coopératives qui vont devoir se remettre en question. La formation et l’installation vinicole est en difficulté.

Alors comme le font remarquer Gérard Majoral et Jacques Bayona, une autre culture est possible sur notre territoire, elle est intéressante en plusieurs aspects, c’est la plantation de la pistache, une alternative intéressante adaptée à notre climat et donc peut-être un avenir pour notre cher « Pays Catalan ».

Guy Torreilles***, président départemental du MoDEM’66

 

 

 

Richard Ramos, député du Loiret, secrétaire adjoint du MoDEM, membre de la commission des Affaires économiques

 

Gérard Majoral, arboriculteur, gérant de l’entreprise EARL La Ferme école.

 

*PAC: Politique Agricole Commune

**OCM : l’Organisation Commune des Marchés

***Guy Torreilles : « Vous pouvez lire l’article complet sur mon mur Facebook ou celui du MoDEM’66. »