Communiqué de presse.

 

 

« Le texte n°35 du 5 mai 2018 au Journal Officiel, sur l’avis relatif aux introductions en France de cerises fraîches produites dans un pays tiers ou un Etat membre de l’Union Européenne permet d’introduire sur le marché des cerises qui proviennent de la Turquie, premier producteur mondial de cerises, qui utilise le produit phytopharmaceutique contenant la substance active diméthoate interdit en France depuis 2016.
Le MODEF est scandalisé par cette décision prise par le gouvernement français d’importer des cerises d’Argentine, du Chili et de la Turquie qui ne respectent pas les mêmes réglementations environnementales et sociales qu’en France.
La clause de sauvegarde 2016 visait à protéger la santé des consommateurs et nos producteurs français qui risquaient de souffrir de distorsion de concurrence en cas d’entrée sur le territoire de fruits provenant des pays utilisant toujours le diméthoate.
Il ne peut pas y avoir deux poids deux mesures ; la santé des consommateurs français n’est pas à géométrie variable. Quand des molécules sont interdites en France, elles sont dangereuses pour les citoyens français, lorsqu’elles sont utilisées ailleurs cela ne pose pas de problèmes ! Cette situation est la réalité actuelle.
Le MODEF doit faire rompre ce silence coupable et dangereux pour la santé des Français, qui tue économiquement les producteurs français ne pouvant plus résister à cette concurrence déloyale.
Le MODEF exige que la France organise une enquête internationale sur l’utilisation des produits phytosanitaires avec une classification précise par pays et une interdiction des produits alimentaires importés comme les cerises de Turquie qui ne respectent pas la législation française en matière d’utilisation des produits phytosanitaires.
Le MODEF va se mobiliser pour dénoncer cette situation dans les départements afin d’informer les producteurs et les consommateurs.
Une fois de plus le Président MACRON après plusieurs annonces visant à protéger l’agriculture française prend des positions qui vont à l’encontre de son discours officiel et ceci en catimini.
En grand communiquant qu’il est, il n’utilise pas toujours les médias pour liquider notre agriculture ! ».