Suite au communiqué de Louis Aliot, vice-président du Front National, conseiller régional des P-O, tête de liste Perpignan Ensemble (RBM), Lionel Nadal, trésorier de l’UDI’66 et adjoint au maire de Port-Vendres (canton de la Côte Vermeille), nous communique avec prière d’insérer :

« Il pourrait être plaisant, si ce n’était triste, de voir Monsieur Aliot faire finalement comme une grande partie de la classe politique française, lui qui ce dit si différent, chevalier blanc contre les corrompus de l’UMPS, oui, lui comme trop de nos politiques, utilise l’Europe pour masquer notre incurie et incapacité de prendre à bras le corps l’avenir avec ambition et enthousiasme.

Je cite : « Circonstance aggravante, le programme européen d’aide alimentaire dont bénéficiaient 18 millions d’Européens sera supprimé l’an prochain, alors que la politique européenne ultralibérale et financiariste conduit notre économie à la ruine et par voie de conséquence jette de plus en plus de nos compatriotes à la rue. Pour les Français, c’est donc la double peine : plus nous contribuons au budget européen, moins l’Europe nous aide et plus elle nous appauvrit ! »

Ceci est faux !, et il est bien triste que des personnalités politique de premier plan comme Monsieur Aliot emploient de tels propos pour détourner les Français de la réalité.

Tout d’abord il sait très certainement, en tant qu’attaché parlementaire de Mme Le Pen au Parlement Européen, que le programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) est basé sur la PAC et consiste à récupérer les excédents de celle-ci. Fort heureusement depuis plusieurs années, l’Europe agricole en a fini avec la gabegie des années 1980 et 90, obligeant le PEAD à recourir à l’achat de denrées sortant de fait du cadre de départ.

C’est pour cela que la FEAD dépendant du fonds social européen doit lui succéder des 2014 avec un budget pour le moment il est vrai à la baisse (2,5 milliards d’€ au lieu de 3) mais le parlement Européen a fait la proposition d’un budget à 3,5 milliards d’€.

Concernant la contribution au budget européen, il sait là aussi parfaitement, que si nous sommes le second contributeur nous en sommes aussi le 3ème bénéficiaire, bien loin devant l’Allemagne alors qu’elle-même en est le premier contributeur !

Cela suffit ! Faire de l’Europe le perpétuel bouc-émissaire de nos lacunes est une faute historique qui compromet l’avenir de nos enfants en retardant la prise de conscience nécessaire au changement dans notre pays.

Oui Monsieur Aliot, je vous l’affirme l’Europe n’est pas responsable de nos erreurs et si elle est imparfaite c’est de l’intérieur que nous devons la faire évoluer dans le bon sens, et non pas en l’accusant de tous les maux et en claironnant que tout ira mieux une fois que nous l’aurons quitté.

Si une idée simpliste n’est pas toujours de bon sens elle est souvent dangereuse… ».