Demain, lundi 5 février 2018, pour le troisième lundi consécutif, les usagers qui empruntent quotidiennement un TER (Train Express Régional) pour se rendre sur leur lieu de travail, à l’école, etc., seront privés de train : « un mouvement de grève local du 04/ 02 19h au 05/ 02 sur votre ligne. Infos sur l’Appli SNCF, sur goo.gl/TYCA58, par appel gratuit au 0800 31 31 31 ou en gares ».

Doit-on en déduire que les cheminots expérimentent-là le week-end prolongé ? Ou plutôt, « leur » week-end prolongé… Certes, il y a aura toujours un syndicat de cheminots pour venir nous expliquer que c’est pour notre bien qu’ils agissent ainsi. Et nous devrons les croire. Foutaise !

Si ce conflit a vraiment des allures et des objectifs sociaux, alors les cheminots n’ont qu’à prendre leur courage à deux mains et aller bloquer, à Toulouse, le domicile de la présidente de la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée, Carole DELGA, puisque c’est la Région qui a la compétence des TER. Plus près de chez nous, de chez eux, les cheminots pourraient aussi aller rendre visite à la très influente vice-présidente « écolo » de la Région, Agnès LANGVINE, Perpignanaise de surcroît. Justement, il est très étonnant, pour ne pas dire « bizarre-bizarre » que Mme LANGEVINE ne monte pas au créneau – elle qui est à la tête quelque part  d’un parti politique qui prône le développement durable via les transports en commun – pour prendre la défense des usagers… et des cheminots !

Messieurs les cheminots, ne vous trompez pas de cible dans votre combat, aussi légitime soit-il. Faire pression sur les voyageurs comme vous le faites aujourd’hui est d’une autre époque, d’un autre temps. Demain lundi 5 février 2018, vous allez encore déchirer l’organisation quotidienne de centaines de familles entre Cerbère et Salses-le-Château. Cessez d’infliger une double peine à un peuple catalan qui a déjà appris cette semaine qu’il est définitivement privé d’accès à la Ligne à Grande Vitesse (LGV) entre Perpignan et Montpellier.