Une fois de plus, éditorialistes, journalistes et autres commentateurs vont nous bassiner entre les oreilles avec des tentatives d’explication à-la-mord-moi-le-nœud !

Mais qu’ils quittent leurs smartphones et autres tablettes et qu’ils descendent dans l’arène publique. sur les stades, dans les clubs, dans les supérettes, qu’ils traversent la vie associative… Qu’ils prennent les transports en commun, qu’ils aillent au bistro… Ainsi, ils comprendront l’histoire.

Si les Français, à l’occasion de ce 1er tour, ne sont pas allés voter – ou si peu – ce n’est pas parce qu’il y a pléthore de candidats dans chaque circonscription, ce n’est pas parce qu’il faisait trop chaud, ce n’est pas à cause de la finale hommes de Roland-Garros, ce n’est pas non plus parce que la société change avec l’élection de MACRON à la présidence de la République et la fin du bipartisme avec l’arrivée entr’autres de nouvelles têtes d’affiche… Non, non et non !

C’est plutôt parce que depuis trois semaines les medias nous bassinent en nous martelant une Assemblée Nationale courue d’avance par un raz-de-marée de députés « Macronistes ».

C’est surtout parce que MACRON a été élu président de la République française par défaut. Le casting, tant à droite qu’à gauche, ne correspondait pas du tout aux souhaits des Français. Au second tour de l’élection présidentielle, ils ont couru pour faire barrage à la « méchante », Marine LE PEN, puisque les medias ont claironné qu’il fallait éliminer celle qui sous la bannière FN portait tous les maux et toutes les maladies de la planète. Le problème, c’est qu’à y regarder de plus près, l’écrasante majorité des électeurs-trices – déjà à la vue des résultats du 1er tour – ne voulait pas de MACRON. Mais comme ils n’avaient pas d’autre choix.

Aujourd’hui, avec ce 1er tour des législatives, la sentence tombe comme un couperet. MACRON dans son palais de l’Elysée doit se sentir bien seul. Isolé. Mis en quarantaine, à peine un mois après son élection. Dimanche prochain, au soir du 2ème tour des législatives, il pourrait bien se retrouver à l’Assemblée Nationale avec une « majorité minoritaire » : c’est-à-dire avec une majorité de députés dans l’hémicycle… alors même que moins de la moitié de l’électorat se sera déplacé jusqu’aux urnes. Cela confirmera bien que nous avons un président de la République élu par défaut ! Bien du plaisir à vous Monsieur le Président.