Jean-Paul Alduy (Parti radical), président de Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération (l’agglo PMCA) et 1er adjoint de Ville de Perpignan, ambitionnerait-il de jouer les prolongations ?… Notamment en se présentant aux prochaines élections législatives, sur la 4ème circonscription, actuellement détenue par la maire de Villeneuve-de-la-Raho, Mme Jacqueline Irles (UMP), députée donc et vice-présidente de l’agglo PMCA.
La rumeur circule avec insistance, depuis le milieu de la semaine. Elle est alimentée et entretenue par des proches du sérail de Jean-Paul Alduy, tant à Perpignan – où l’ex-sénateur a fait, hier, une brève apparition lors de la remise des Prix Méditerranée, autour du fondateur et président, André Bonet, et devant un parterre de personnalités politiques et culturelles… – que dans le Haut-Vallespir, où demeure son suppléant des dernières sénatoriales, l’hôtelier-maire de Prats-de-Mollo/ La Preste, Bernard Rémédi.
Il y a de cela près d’une vingtaine d’années déjà, lorsqu’il signa son atterrissage politique forcé (par son père, Monsieur Paul Alduy), c’était à l’occasion des cantonales de 1992 puis dans la foulée des municipales partielles sur Perpignan de 1993, la même rumeur et avec la même insistance s’était propagée, alors que cette 4ème circonscription était depuis (presque) toujours entre les mains des socialistes, via le député-maire de Céret d’alors, Henri Sicre.
A ce moment-là, devant les journalistes, Jean-Paul Alduy s’était amusé de cette « possible possibilité », faisant valoir les « pour » (la famille Alduy est historiquement profondément ancrée dans le Vallespir…) et les « contre » (la 4ème est la seule des quatre circonscriptions électorales du département des P-O à ne pas avoir un pied dans la ville de Perpignan dont il venait d’être élu maire pour… 16 ans).
Puis finalement il était parti ferrailler contre « son grand ennemi politique » de toujours, alors député de la 1ère circonscription, le RPR Claude Barate (lequel s’était entiché d’un célèbre-inconnu braillard de Pollestres, Daniel Mach).
Ce fut un insuccès. Ce qui n’empêcha pas Daniel Mach, la fois d’après, « déscotché » de Jean-Paul Alduy, de se faire élire brillamment…