Nicolas Garcia, maire d’Elne, secrétaire départemental du PCF’66 et candidat du Front-de-Gauche sur la 4ème circonscription des Pyrénées-Orientales, nous communique avec prière d’insérer…

« L’Agence Régionale de Santé (ARS), émanation de la réforme hospitalière dite Loi Bachelot, dans un document d’orientation de plusieurs dizaines de pages vient en quelques lignes qui concernent le département de proposer ou plutôt de confirmer tous les doutes qui planent sur la survie des établissements de rééducation fonctionnelle et de santé en général se trouvant en particulier sur la Côte Vermeille mais aussi sur le Vallespir. Dans ce document l’ARS indique que les soins pratiqués par ce type d’établissements devaient se recentrer sur Perpignan. En d’autres termes c’est une incitation entre autres pour l’ Hôpital de Perpignan, gros pourvoyeur de publics pour ces centres, à « conserver » les patients dans Perpignan où sa périphérie. Cela est de nature à porter un coup fatal aux établissements de Cerbère, Banyuls-sur-Mer, Collioure mais aussi Amélie-les-Bains et autre Prats-de-Mollo.

L’ARS n’a pas d’autre logique que la rentabilité de la santé publique et la privatisation de ses secteurs les plus rentables. Il faut lui opposé une autre logique celle de la satisfaction des usagers et de l’aménagement du territoire. Voilà pourquoi nous nous opposons à cette logique.

Les établissements de nos cantons éloignés de Perpignan doivent être modernisés et soutenus, nous n’acceptons pas qu’ils déménagent ni vers Perpignan, ni même vers les cantons d’ Elne, d’ Argelès-sur-Mer ou Saint-Estève.

La population et les salariés, qui ont déjà menés de belles luttes, doivent résister encore et nous serons à leur côté.

Quant aux politiques de gauche, ils doivent proposer (comme nous le faisons) l’abrogation de la Loi Bachelot, de la RGPP et la fin de la logique financière du système pour favoriser la qualité des soins dans le cadre d’un service public renforcé et un aménagement du territoire qui ne déshabille pas l’arrière-pays ».