Jean-Michel Serf, secrétaire départemental du mouvement de Nicolas Dupont-Aignan, Debout La République! , ne décolère pas contre le 1er site d’information local indépendant sur le net, ouillade.eu. Et on le comprend, car à sa place…

Grâce à ouillade.eu, les instances nationales de Debout La République! ont appris le double jeu de leur VRP sur le sol roussillonnais.

Alors que la règle veut, et c’est la moindre des élégances quant on se voit confier une mission à la tête d’une formation politique, que le représentant de Debout La République! se range d’abord aux côtés, ou pour le moins derrière sa bannière, voilà que Jean-Michel Serve est passé directement au second tour de la législative sur la 1ère circonscription des P-O – sans même attendre le passage de la présidentielle – pour soutenir mordicus devant les médias le député sortant et maire de Pollestres, Daniel Mach (UMP).

Bon allez, bon joueurs que nous sommes à la rédaction d’ ouillade.eu nous allons lui accorder le bénéfice du doute : peut-être, certainement même, que Jean-Michel Serf – Qui nous excusera de l’appeler tantôt « Serf » , tantôt « Serve » … Nous l’avons cherché dans le bottin mondain mais nous ne l’avons trouvé que dans Le Petit Robert (Grand format tout de même !) – s’est trompé de Nicolas : de Dupont-Aignan à Sarkozy, la marge de manoeuvre est délicate.

Là où la part du doute ne fonctionne plus, c’est lorsque, à propos de sa participation à cette fameuse conférence de presse aux côtés de Daniel Mach, interpellé par un proche qui lui demandait si « le fait de figurer sur une photo dans L’Indépendant ne risquait pas de provoquer quelques irritations dans l’entourage direct de Nicolas Dupont-Aignan » (…), Jean-Michel Serve aurait répondu : « T’inquiète, personne ne lit L’Indépendant à Paris ! ». Vous le croyez, vous, ça ?

Allez, on ne va pas enfoncer davantage le clou. Probablement que Jean-Michel Serve est un chic type ! On va mettre ça sous le compte d’une erreur… de jeunesse. Maintenant, n’allez pas nous dire qu’il est à la retraite ! Car ce serait à désespérer de tout.

Jean Vila (PCF), maire de Cabestany, conseiller général et vice-président de Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération, doit bien se marrer depuis son balcon de l’Hôtel-de-Ville. Car des scènes comme cette fameuse conférence de presse du début de la semaine autour de Daniel Mach/ Romain Grau/ Jean-Michel Serve lui rappelleront l’an 1997, un certain 1er juin (2ème tour des législatives) qui le fit Victorieux à l’issue d’une triangulaire l’opposant à Claude Barate (RPR/ député sortant d’alors) et, l’incontournable looser de service, Jean-Louis de Noëll (FN).
Allez Jeannot, tu peux commencer à mettre le champagne au frais !

– 1er juin 1997
Jean VILA (PCF), 17 504 voix (42,52%) ; Claude BARATE (RPR), 13 675 voix (33,22%) ; et Jean-Louis de NOELL (FN), 9 988 voix (24,26%).