C’est officiel depuis ce matin, Dominique Schemla (Parti radical), conseiller municipal de la Ville de Perpignan, vice-président de Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA), gérant de société, est candidat à l’investiture à droite – tant au sein du Parti radical que de l’UMP – pour les prochaines élections législatives (juin 2012) sur la 2ème circonscription des Pyrénées-Orientales (Qui englobe entre autres territoires les cantons Perpignan I, Canet-en-Roussillon, Côte Radieuse, Rivesaltes, Saint-Laurent de la Salanque, Latour-de-France et Saint-Paul-de-Fenouillet).

« Cette candidature, d’abord Radicale, vise à une candidature d’union du centre et de la droite devant la confusion actuelle et la multiplicité de vélléités sur cette 2ème circonscription, où l’on reparle aujourd’hui d’une candidature de l’avocat marseillais Gilbert Collard pour le Front national », confie Dominique Schemla. Il ajoute : « La situation la plus simple serait l’attribution par l’UMP de cette 2ème circonscription au Parti radical de mon vieil ami Jean-Louis Borloo, dans une perspective d’apaisement local et d’efficacité électorale. Ma candidature à l’investiture n’est pas orientée contre tel ou tel autre candidat. Elle est axée sur la volonté de réformes indispensables au redressement de notre pays, à la défense de la Laïcité, du Développement durable et de l’Humanisme. Enfin, je reste plus que jamais convaincu qu’il est impensable, absurde et absolument irréaliste qu’aucun parlementaire des Pyrénées-Orientales ne soit désormais issu de la ville-centre, Perpignan, qui représente tout de même un tiers de la population départementale. C’est totalement illogique ! Je propose une offre, à travers ma candidature, pour départager et rassembler à la fois toutes les forces vives du centre et de droite. Arrêtons de nous éparpiller et, pire, de nous diviser ! ».

Dominique Schemla, candidat donc à l’investiture tant que les partis n’ont pas statué, dans son analyse, et à travers sa candidature, ne croit pas si bien dire ! Rien qu’à droite, trois candidats sont déjà dans les starting-blocks pour les prochaines élections législatives : Fernand Siré (UMP), maire de Saint-Laurent de la Salanque, vice-président de l’agglo PMCA et député sortant (qui n’a pas démérité, dit-on) ; Thierry Del Poso (UMP), maire de Saint-Cyprien ; David Bret (UMP), le benjamin de l’étape (27 ans), conseiller municipal délégué de la Ville de Canet-en-Roussillon et conseiller communautaire (l’agglo PMCA).

A ceux-là, il faut encore ajouter un candidat possible (et probable ?) du centre – le nom du maire-vigneron de Claira, José Puig (MoDem), conseiller général de Saint-Laurent de la Salanque, président de la communauté de communes Salanque-Méditerranée (Claira et Pia) et très proche de François Bayrou… est souvent cité – qui ne s’est toujours pas déclaré, ni de manière officielle ni de manière officieuse.

Au Front national, il avait été question un temps, effectivement, de Me Gilbert Collard ; ce que Me Louis Aliot, patron départemental du Front national des P-O et conseiller régional du Languedoc-Roussillon, avocat désormais inscrit au Barreau des Pyrénées-Orientales, a « formellement démenti » dans nos colonnes l’été dernier…

A gauche, l’horizon semble plus dégagé. Il faut dire que peu de maires dans cette 2ème circonscription des P-O affichent une appartenance au PS, au PCF ou encore à EE-LV (Europe Ecologie – Les Verts). Le mieux placé pour porter l’espoir à gauche semble de toute évidence être le maire de Salses et conseiller général du canton de Rivesaltes, Jean-Jacques Lopez (Divers gauche).

A suivre…