Robert-Folcher

Robert Folcher, conseiller municipal de la Ville de Perpignan (Groupe Nouvelle Union avec la Gauche), conseiller général honoraire de la Police nationale, ancien Directeur départemental de la Police nationale (DDPN) dans les Pyrénées-Orientales, ancien conseiller technique de Jean-Pierre Chevènement au ministère de l’Intérieur, nous communique avec prière d’insérer…

« Ministre de l’Intérieur de 1997 à 2000, Jean-Pierre Chevènement a su donner aux forces de Gauche une crédibilité et une légitimité incontestée dans le domaine de la lutte contre la délinquance ; durant ces années, j’étais à ses côtés pour participer à la mise en place de la police de proximité progressivement étendue à l’ensemble du territoire avec le succès que l’on reconnaît unanimement aujourd’hui.

Cette réforme capitale pour la vie au quotidien de nos concitoyens a été brutalement et maladroitement cassée en 2002 par Nicolas Sarkozy, persuadé que le « tout répressif » et « le karcher » était le seul moyen de combattre l’insécurité, stigmatisant ainsi la jeunesse des banlieues qui n’avait pas grâce à ses yeux.

Dix ans après, nous constatons les dégâts de cette politique sectaire à courte vue ; l’échec est patent :
– Hausse considérable des violences sur les personnes,
– Cambriolages, braquages des petits commerces à Perpignan mais aussi dans la plupart des agglomérations et villages du département ; personne n’est épargné, ni nos villes ni nos campagnes.
– Dialogue rompu entre la police et les jeunes des quartiers défavorisés et laissés à l’abandon.
– Sentiment d’insécurité grandissant au sein d’une population exaspérée, et qui n’accorde plus aucun crédit aux statistiques toujours plus rassurantes mais tronquées du Ministère de l’Intérieur.
– Forces de police sans moyens, découragées sinon désabusées.

Il est donc urgent de revenir à une politique de sécurité ambitieuse, fondée non pas uniquement sur des opérations ponctuelles, exclusivement répressives, mais aussi sur l’action préventive et la restauration du lien de confiance entre la population (notamment les jeunes) et sa police.

La proximité est une aspiration profonde de la population. Gendarmes et policiers doivent y répondre en trouvant les moyens d’une organisation locale plus efficace ; Il faut réinsérer la police et la gendarmerie dans le tissu social local et leur donner une véritable autorité au quotidien.

Le Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement souhaite mettre en œuvre une telle politique fondée sur 4 impératifs :
1/ La sureté permet l’exercice de la liberté ; elle est donc un droit pour tous dans notre République ; c’est une exigence du principe d’égalité.
2/ Ainsi, une politique de sécurité qui vise à assurer ce droit égal pour tous est une politique SOCIALE, car elle répond d’abord aux besoins de nos concitoyens qui vivent dans les quartiers difficiles et ont besoin d’être rassurés.
3/ le socle de la sureté est dans la citoyenneté elle-même, ensemble indissociable de droits et de devoirs. La police et la gendarmerie ne peuvent se substituer au lien social. D’où l’importance de l’éducation à la citoyenneté en amont de tout effort de prévention.
4/ On ne peut opposer prévention et sanction ; elles sont complémentaires ; la prévention autant que possible, la sanction autant que nécessaire (avec évidemment un objectif pédagogique de réinsertion).

J’ai donc accepté de soutenir résolument les candidatures M.R.C d’Atika El Bourimi et d’Ahmed Sobban sur les 1ère et la 3ème circonscriptions. Je les connais bien, et ils ont toute ma confiance dans la rude bataille qu’ils devront mener pour mettre en œuvre le projet du M.R.C . Ils souhaitent ardemment mettre leur jeunesse, leur dynamisme et la force de leurs convictions au service de nos concitoyens pour leur apporter une réponse durable aux problèmes de délinquance au quotidien.

En cette période difficile, il est indispensable de renforcer le pacte républicain qui unit les citoyens à la République ; il faut donc assurer pour tous et en tout lieu un droit égal à la sécurité mais aussi promouvoir les valeurs de la citoyenneté : Je les sais prêts à assumer pour vous cette mission.

La sécurité, première des libertés, c’est l’affaire de tous c’est donc aussi votre affaire ».