Depuis quelques jours, le vrai débat qui règne au sein de l’UMP des Pyrénées-Orientales (l’UMP’66) ne concerne plus les élections législatives… mais bel et bien de savoir « Qui dirigera l’UMP après les législatives : Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé ou Xavier Bertrand ? »… Car ce poste déterminera le futur candidat à l’élection présidentielle de 2017. Les quatre personnalités de l’UMP précédemment citées y pensent tous les matins, en se rasant.

Ici, chez nous, dans les P-O, à l’UMP’66, la question qui brûle toutes les lèvres, c’est de savoir qui est pour Copé, qui est pour Fillon ?… Dans cette bataille qui fait rage, au point d’en oublier les élections législatives du moment, du moins de les perturber sérieusement dans le camp de l’UMP, on sait que : Jean Castex se bat pour Bertrand (annoncé en très grande difficulté lui aussi dans la circonscription où il a jeté son dévolu), lequel Bertrand a rallié Fillon (vous suivez ?) ; Daniel Mach donne des coups pour Copé ; Jacqueline Irles roule pour le même CopéFernand Siré, après une première promesse faite à Fillon joue l’anguille – logique nous sommes en Salanque ! – vers Copé… Ce qui aurait donc tendance à encore plus isoler Jean Castex sur l’échiquier politique départemental !

Tout cela, bien évidemment, profite à un seul et unique homme, le sénateur-maire de Le Soler, François Calvet, par ailleurs – au cas où cela vous aurez échappé – président du Comité départemental de l’UMP’66. Au soir du 17 juin prochain, François Calvet sera évidemment conforté en tant que « l’homme fort » de l’UMP’66, puique seul parlementaire rescapé de la galaxie Sarkozie sur le sol roussillonnais (Mme la député européenne, Marie-Thérèse Sanchez Schmid, avec tout le respect dû, comptant pour du beurre comme chacun sait… C’est à l’UMP’66 que cela se dit à haute et intelligible voix !).

Bref, l’UMP’66 est bel et bien secouée à son tour par la guerre tribale des chefs parisiens avec, au balcon, en train de se friser la moustache : Jean-Paul Alduy, président de Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA) et 1er adjoint de la Ville de Perpignan, qui bien que membre du Parti radical serait le premier à bénéficier de cette désintégration locale de l’UMP ; et Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan.

S’il est pratiquement acquis désormais que la 3ème et 4ème circonscription basculeront à gauche au soir du 2ème tour (17 juin 2012) des élections législatives, cette lutte fratricide à l’intérieur de l’UMP’66 risque d’amplifier la vague rose avec la chronique d’une défaite annoncée pour la droite (et par la droite !) sur la 1ère et la 2ème circonscription. Deux circonscriptions, profondément ancrées à droite, mais où des pseudos-tontons macoutes jouent les tontons flingueurs du dimanche en tirant contre leur propre camp dans un amateurisme stupéfiant de ridicule et de bêtise.

A l’évidence, et nous aurons l’occasion d’en reparler, sur la 1ère comme sur la 2ème, c’est dans les proches entourages de Daniel Mach et de Fernand Siré, au sein même de l’UMP’66, qu’il faudra(re)chercher l’erreur… Car c’est de là, et nulle part ailleurs, que la machine à perdre a été enclenchée via le chemin de la haine politique !