Dans l’entourage du sénateur socialiste des P-O et président du Conseil régional du Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, la tendance est plutôt à la sérénité à l’approche des prochaines élections législatives des 10 et 17 juin 2012 : « Nous n’avons rien à perdre, puisque les quatre députés sortants des P-O sont tous étiquetés UMP ! Nous avons tout à gagner ! En revanche, eux ont beaucoup, ont énormément à perdre »

Pour la fédération catalane du Parti socialiste, la 3ème et la 4ème circonscriptions auraient déjà basculé. Ségolène Neuville, sur la 3ème et Pierre Aylagas, sur la 4ème circonscription pourraient l’emporter facilement.

En ce qui concerne la 1ère et la 2ème circonscriptions, « le sort des sortants – Ndlr. Respectivement Daniel Mach et Fernand Siré – est entre les mains du score du FN… ». Plus précisément : en clair et sans décodeur : si le parti de Marine Le Pen se maintient à son haut niveau électoral de la dernière élection présidentielle, il est alors assuré d’imposer dans ces deux circonscriptions sa présence au second tour et donc une élection triangulaire. Dans ces cas là, seuls les candidats de gauche présents au second tour peuvent alors compter sur un réservoir de gauche pour arriver en tête au soir du 17 juin 2012…

Arrivé en tête sur la 2ème circonscription lors du 1er tour de la récente élection présidentielle, ainsi qu’en presque pôle position dans la 1ère circonscription, le FN, dans ces deux circonscriptions des P-O, est d’ores et déjà assuré d’être présent au second tour des prochaines élections législatives.

Reste à mesurer le poids, dans la 2ème circonscription et face au duo Fernand SiréChristine Llorens, de la candidature du Centre-droit José Puig, maire de Claira et conseiller général de la Salanque – en tandem avec la 1ère adjointe de Saint-Cyprien, Nathalie Pineau Rovira, UMP – qui, en quelque sorte, vient jouer le rôle du trouble-fête, de l’empêcheur de tourner en rond… En 1997, sur la 1ère circonscription, un tandem formé à droite de Jean-Paul Alduy (maire de Perpignan) et Daniel Mach (maire de Pollestres) était venu également en trouble-fête « concurrencer » le tandem gaulliste sortant Claude Barate-Mme Marie-Cécile Pons. On connait le résultat et, surtout, la suite. C’était écrit…

Lors des élections législatives de 1997, c’est exactement ce scénario qui s’était réalisé sur le papier et, surtout, dans les urnes. Malgré une dispersion des voix au 1er tour, par la présence de plusieurs candidats portant les couleurs de toutes les tendances politiques – socialiste, communiste, écologiste, radicaux… – la gauche avait réalisé le grand chelem : Jean Vila (PCF) sur la 1ère circonscription ; Me Jean Codognès (PS) sur la 2ème ; Christian Bourquin (PS) sur la 3ème ; et Henri Sicre (PS) sur la 4ème.

L’Histoire, selon la formule consacrée, va-t-elle être un éternel recommencement ?