Les réunions publiques organisées sur le terrain dans toutes les circonscriptions par la plupart des 51 candidats présents dans cette campagne électorale pour les prochaines législatives – 10 et 17 juin 2012 – ne font pas recette, à de rares exceptions près qui confirment la règle !

Si l’on en juge par l’affluence constatée à chaque rendez-vous, c’est même un fiasco.

Il arrive fréquemment qu’un parlementaire candidat à sa propre succession fasse moins « d’entrées » qu’un candidat inconnu.

Si, certains soirs, de la salle, on retirait la « famille » – c’est-à-dire le staff du candidat… composé souvent d’une poignée d’employés municipaux « obligés » et de militants « salariés » – le bide serait total. Souvent, ce sont d’ailleurs les mêmes spectateurs-sympathisants qu’on retrouve sur les chaises d’un bout à l’autre de la circonscription (espérons qu’au moins les frais d’essence leur sont payés… à moins qu’ils ne déplacent qu’avec la voiture-balai du candidat ?).

Il faut reconnaître que ces réunions publiques, la plupart du temps, manquent d’attrait, d’entrain, qu’elles ne sont plus les forces de propositions et de convictions qu’elles ont été… Qu’elles sont bien loin ces réunions qui donnaient lieu à de solides empoignades, verbales… et, parfois, physiques ! La nostalgie n’est plus ce qu’elle était. Mais en attendant de trouver mieux, de faire mieux, ces réunions publiques restent encore pour l’électeur-trice lambda le meilleur moyen de faire connaissance avec les prétendants au fauteuil de parlementaire. Courage, chère candidate et cher candidat, plus que cinq jours à tenir, bon !