« Mis en cause dans un communiqué de presse signé des Jeunes Socialistes, je tiens à faire la mise au point suivante à l’intention « des jeunes socialistes » de Collioure :

 

En premier lieu je constate qu’il s’agit là d’un pluriel bien singulier car « les jeunes socialistes « en question, sembleraient selon des sources concordantes, se résumer à un seul et même membre, étudiant d’opérette, qui serait donc une bande de jeunes à lui tout seul…
Pour ce qui concerne ensuite le sujet fondamental et essentiel des bancs publics situés aux abords du monument aux morts, je précise qu’ils ont été déplacés pour faciliter la mise en place des manifestations d’hommage en présence d’un piquet militaire. Il reste néanmoins des banquettes en maçonnerie largement utilisées. Les bancs déplacés ont été relogés à l’abris-bus du square Marceau Banyuls où ils accueillent des voyageurs et des… SDF.
A propos de la politique sociale mise en place par la municipalité à l’intention des « sans domicile fixe », je rappellerais au Jeune Socialiste désœuvré et trop jeune pour s’en souvenir, que dès novembre 2014, nous avons fait admettre dans un EHPAD pour mal voyants, un SDF de Collioure qui vivait depuis cinq ans dans la morgue du cimetière… Nous continuons à fournir pour lui tous les éléments vestimentaires que la structure nous demande. Un autre, toujours présent sur la commune, a bénéficié à l’été 2016 d’un contrat saisonnier à mi-temps. Un troisième, souvent posté à proximité de l’église, a bénéficié d’une prise en charge par les services sociaux et obtenu un logement social. Il a été mis en place à l’intention de cette population fragile, une procédure systématique de prise de contact par les services sociaux sous la conduite de l’adjointe aux Affaires sociales. Les droits de chacun ont été recensés en particulier concernant l’accès aux soins. Cette démarche nous a valu les félicitations du Directeur de la CPAM. Lors de l’épisode de grand froid et selon une procédure parfaitement coordonnée, nous avons ouvert le Centre Culturel à l’intention des populations sans abris.

 

J’ai par ailleurs affirmé récemment lors d’une réunion publique, qu’en tant que maire et surtout en tant que médecin, je ne prendrai jamais d’arrêté « anti-mendicité » et que si mon attitude devait changer sur ce sujet, j’autorisais les Colliourencs à me mettre dehors… Je vois là, naître le rêve du Jeune socialiste…

 

Enfin, s’il faut rester humble et toujours au service de toutes les misères (même intellectuelle) , je pense ne pas avoir de leçon d’humanité à recevoir de gens qui déshonorent par leur attitude stérile, le noble et grand mouvement qu’ils revendiquent de représenter ».

 

Dr Jacques MANYA, maire de Collioure.

 

Dr. Jacques MANYA, maire de Collioure.