Jean-Claude Rosso, délégué départemental’66 du Collectif Non au 19 mars 1962, nous a fait parvenir une copie de la lettre « que nous avons envoyée au Président de la République Française, ainsi qu’au président du Sénat pour montrer notre opposition à la journée du 19 mars choisie pour un hommage national, instituée par la Loi du 6 décembre 2012. Cette date est en contradiction avec ce qui s’est passé dans les jours et les mois suivants. Le choix de cette date nie les dizaines de milliers de victimes d’après civiles et militaires de tous bords et notamment les Pieds Noirs et les Harkis. Elle les discrimine alors que la guerre d’ Algérie s’est terminée au minimun le 2 juillet 1962 (Loi du 18 octobre 1999). L’ hommage n’est donc pas national, mais divise et exclut les Pieds Noirs et les Harkis de la nation française. Pour plus d’informations vous pouvez consulter le site de l’historien Guy Perville. Vous y verrez son article censuré sur le cinquantenaire de la fin de la guerre d’Algérie, pourtant commandé par le gouvernement Fillon (…). Vous pourrez lire aussi la critique faite sur le livre de Jean Jacques Jordi intitulé : « Les disparus européens de la guerre d’Algérie : Un silence d’Etat », d’après des archives inédites. Vous comprendrez le sentiment d’abandon légitime que nous ressentons (…). Cette lettre ouverte d’exilés de 1962 se veut sans esprit de revanche et de nostalgie mal placé. Cinquante et un ans ont passé, le peuple pied noir va disparaître peu à peu, victime ici d’un mémoricide… ».
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