Hier, dans ces mêmes colonnes, nous avons publié un communiqué de presse émanant du club de réflexion Perpignan-2020, présidé par Romain Grau (UDI-PR), conseiller municipal de Perpignan et délégué communautaire Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA), et intitulé « 1913/ 2013 : Qu’avons-nous manqué ? »

Le contenu de ce communiqué a soulevé un vent de commentaires, d’interrogations et de critiques.

A gauche, on réplique que « dans la réflexion de Monsieur le Président de l’Agence de développement économique de PMCA (NDLR, Romain Grau), la question posée  trouve sa réponse dans les exemples qu’il prend. En effet, toutes les dernières réussites économiques citées sont toutes présentes en dehors des communes de l’agglomération… dont cette dernière a pourtant comme compétence principale le développement économique, exception faite, toujours parmi les entreprises citées, de la société du brasseur Milles, présente sur le territoire de la commune de Toulouges, bien avant que celle-ci intègre l’Agglo PMCA ! Ne doit-on pas plutôt expliquer ces implantations remarquables par le maillage territorial du Conseil général ? Il est étonnant de plus qu’un des éminents représentants de l’UDI (NDLR, toujours Romain Grau), héritier direct de la famille politique UDF, fasse aussi peu de cas de l’action de René Marquès, président UDF alors du Département ».

Plus inquiétant encore, qu’un club de réflexion comme Perpignan-2020, pourtant animé par des têtes (bien) pensantes de l’Agglo PMCA, puisse, dans son inventaire, oublier des réussites locales, aux dimensions régionales voire parfois (inter)nationales, comme : le Marché International Saint-Charles (2ème du genre en France !), l’entreprise de nautisme Catana (à Canet-en-Roussillon, qui à notre connaissance est toujours dans l’Agglo ?), des personnalités comme Arthur Conte et Jacques Séguéla, d’autres entreprises encore et encore comme les Ets Cazes à Rivesaltes ou le groupe familial hôtelier de Guy Lormand, Roussill’Hôtels ?…

Concernant justement et plus particulièrement la chaîne hôtelière Roussill’Hôtels, les chiffres sont spectaculaires : 11 hôtels – dans les P-O, l’Hérault et jusqu’au Maroc ! –  environ 450 salariés en haute saison estivale… et un chiffre d’affaires annuel de vingt-cinq millions d’euros ! Il n’existe aucune entreprise comparable dans ce secteur d’activités en Languedoc-Roussillon et dans le Grand-Sud-Ouest.

La question est posée : les dirigeants du club de réflexion Perpignan-2020 connaissent-ils bien leur territoire… et les gens qui l’habitent ?

Dresser un inventaire aussi prétentieux et ambitieux – « 1913-2013 : Qu’avons-nous manqué ? » – comporte des risques, tel que celui de passer à côté d’un véritable inventaire et, comme c’est le cas ici, d’avoir (presque) tout faux à cause d’oublis regrettables…

 Au fait, puisque nous y sommes encore, cerise sur le gâteau, où était l’USAP en 1913 ?… Car en négligeant la présence de l’USAP – ou des Dragons Catalans – dans son inventaire, le club Perpignan-2020 masque une réalité : celle de clubs sportifs qui ont fait connaître Perpignan et le Roussillon en France et en Europe (des milliers de Britanniques connaissent désormais le chef lieu du Roussillon grâce aux Dragons Catalans et représentent une part non négligeable des dépenses touristiques au plan local)…

Please, arrêtons de nous tirer une balle dans le pied en ne voyant et ne présentant QUE le mauvais côté des choses !