Inévitablement, l’échec de Daniel MACH aux élections législatives va redistribuer les cartes au sein de l’UMP’66 en général, à la tête du parti localement en particulier

Par exemple, pour le poste de Secrétaire départemental de l’UMP’66, la rancune est restée tenace – et ce n’est pas peu dire – entre l’actuel tenant du titre, Jean-Charles MORICONI, et son prédécesseur à ce poste, Gilles FOXONET, maire de Baixas et vice-président de l’agglo de Perpignan (PMCA).

Il est évident que Jean-Charles MORICONI – Qui ne retournera pas à la circulation, place de la Victoire, à Perpignan, comme le lui prédisent ses meilleurs amis politiques… – assistant parlementaire de Daniel MACH et son adjoint à la mairie de Pollestres, revient très affaibli de cette échéance électorale des législatives des 10 et 17 juin 2012. D’autant que celui-ci, selon la blogosphère, a eu un comportement qui a plutôt divisé que rassemblé la famille de l’UMP’66…

Saura-t-on un jour les raisons qui ont poussé Jean-Charles MORICONI à avoir une telle attitude qui, au final, s’avère être suicidaire ?

Pour l’heure, quoi qu’on en dise et quoi qu’on en pense, Jean-Charles MORICONI conserve sa fonction, jusqu’à l’automne prochain en tout cas. Mais, déjà, les jeunes loups de l’incontournable nouvelle génération, qui s’impatientent depuis de trop longs mois, s’agitent en brandissant l’oriflamme de la succession.

François CALVET, sénateur des P-O, également vice-président de PMCA en tant que maire de Le Soler, maintient solidement le cap aux commandes de l’UMP’66,via sa présidence. Depuis qu’il a été élu sénateur des Pyrénées-Orientales, le 25 septembre 2011, François CALVET est incontestablement l’homme fort de l’UMP sur le sol roussillonnais, où il jouit d’une unanimité qu’aucun de ses prédécesseurs n’aura connu à cette fonction-là.

Il n’empêche que lui-aussi, pour d’autres raisons certes, doit songer à la succession. Le seul député-rescapé de l’UMP sur l’échiquier politique départemental, Fernand SIRé sur la 2ème circonscription – également vice-président de PMCA en tant que maire de Saint-Laurent de la Salanque – aurait pû être l’homme de la situation, seulement voilà, sa réélection (de justesse) a été ternie par le soutien « entier et médiatique » du Front national.

Du coup, Fernand SIRé serait définitivement « out » au sein de l’UMP’66 dont nombre de ténors et barons de l’ex Majorité présidentielle l’ont étiqueté « infréquentable » et jugé « inadéquat pour incarner une nouvelle ère de la vie politique locale » .

Il reste deux autres personnalités locales pour « incarner » le renouveau : Jean-Marc PUJOL (il a déjà refusé le titre une fois), maire de Perpignan… et Marie-Thérèse SANCHEZ-SCHMID (elle est déjà en campagne pour décrocher le titre), députée européenne et adjointe au maire de Perpignan.

A moins que la solution ne vienne de Prades-en-Conflent, dans l’entourage de François CALVET, of course, avec un certain Jean CASTEX ?… A suivre.