Communiqué de presse.

« Confrontés à une baisse continue des prix des fruits et légumes, les producteurs des Pyrénées-Orientales ont déversé à plusieurs reprises des tonnes d’abricots et de pêches sur les devantures des grandes surfaces et sur la chaussée. Le matin du 7 juillet (avant-hier), c’est les locaux du quotidien local « l’Indépendant » qui a été la cible de cette forme d’action syndicale qui révèle la désespérance de la profession et provoque l’incompréhension des consommateurs.

Durant toute la campagne des dernières élections, en cohérence avec son programme, la France Insoumise n’a cessé de marteler l’urgence de mettre en place un protectionnisme solidaire et écologique, seul à même de venir rééquilibrer les distorsions de concurrence engendrées par l’absence d’harmonisation sociale et écologique au niveau européen. Dans une telle configuration, l’agriculture catalane bénéficierait d’un avantage comparatif indéniable en raison de ses modes de production parfaitement adaptés à une agriculture « post-carbone ».

Alors que s’ouvrait le G20 en Allemagne, le Président Emmanuel Macron, avide de prendre le leadership de la relance mondiale laissé vide par la nouvelle politique clairement protectionniste des Etats-Unis de Donald Trump, risque de se transformer en nouveau chantre du libéralisme mondial, légèrement amoindri par les mesurettes annoncées par Nicolas Hulot en matière de lutte contre le changement climatique global.

Dans une telle configuration, les agriculteurs ne doivent pas se faire d’illusion : ce sont eux qui continueront à être les sacrifiés de cette idéologie libérale en marche forcée. Les habitants des Pyrénées-Orientales non plus : ce sont les territoires ruraux et la dynamique de l’emploi agricole qui continueront de supporter le poids social de telles orientations écologiquement destructrices et immorales ».

Philippe ASSENS, coordonnateur des Groupes d’appuis de la vallée de la Têt et de Perpignan.