Communiqué de presse.

 

« L’indigne police politique de la Macronie « illibérale »
(A Perpignan, le 16 / 10 / 2018),

 

Mardi 16 octobre, une opération d’ampleur a eu lieu à Paris. Elle visait Jean-Luc MéLENCHON et La France Insoumise. Le domicile de Jean-Luc MéLENCHON et de plusieurs de ses collaborateurs, les sièges de La France Insoumise et du Parti de Gauche, ont été perquisitionnés à grand renfort de moyens déployés de manière grossièrement spectaculaire.
Rien, sur le plan strictement judiciaire, ne justifie une telle action. Les comptes de campagne pour l’élection présidentielle de 2017 ont été validés par la CNCCFP (commission nationale des comptes de campagne), sans qu’aucune irrégularité n’ait été retenue (ce qui n’est pas le cas pour ceux d’Emmanuel MACRON pour lequel des irrégularités ont été notées). Seules des allégations fantaisistes et mensongères émanant d’une élue de l’ancien Front National, concernant les assistants parlementaires, ont servi de prétexte.
C’est au contraire une opération purement politique cherchant à déstabiliser la principale force d’opposition et de proposition à un moment où le pouvoir macronien traverse une zone de turbulences significatives. Ce mélange des genres, entre pouvoir judiciaire et intérêts politiques partisans, est extrêmement préoccupant pour la démocratie. La mise en parallèle avec l’affaire BENALLA renforce la sensation d’une dérive relevant du champ de la « barbouzerie » de bas étage au plus haut sommet du pouvoir.
Emmanuel MACRON souhaitait dans la prochaine campagne des Européennes, de manière caricaturale, mener le camp des progressistes contre les forces « illibérales » qui restreignent les droits et les libertés. En permettant qu’une telle infamie démocratique puisse se réaliser par l’action d’une véritable police politique, il rabaisse notre pays à illustrer une forme indigne d’illibéralisme ! La Macronie doit cesser de perdre irrémédiablement son honneur ».