Bizarre-bizarre, comme c’est bizarre…

Quand un élu qualifie de « pute » une journaliste de sa rédaction, le Journal local (L’Indépendant pour ne pas le citer) se drape immédiatement sur son piédestal de donneur de leçons et fait front face à l’offense, l’outrage, l’injure… On en attend pas moins dans le cadre d’une solidarité professionnelle, ou plutôt corporatiste.

Mais cela n’empêche pas la journaliste ici visée (Frédérique Michalak pour ne point la nommer) de tweeter sur la toile les insultes rédigées par son confrère et collègue de travail, Julien Marion, à l’égard de la rédaction de Ouillade.eu.

Ce dernier s’est lâché via Twitter. Et comment ! Pour lui, Ouillade.eu pratique le journalisme-de-caniveau et son éditorialiste, votre serviteur, n’a eu que ce qu’il méritait – à savoir une condamnation pour diffamation – « parce que c’est en écrivant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui »

Je voudrais juste rappeler à Julien Marion ceci :

– D’abord, les faits à l’origine de la condamnation concernent des propos tenus et écrits par un ancien maire de Saleilles, Jean-Michel Erre, contre son successeur, François Rallo (UMP). Ouillade.eu s’est contenté de les diffuser. Mea culpa. Mais comme Julien Marion devrait le savoir, le Directeur de la publication, même s’il n’a pas touché une seule virgule, une seule lettre, d’un texte qu’il a publié et qui est jugé diffamatoire, sera quand même poursuivi au même titre que l’auteur de l’article pour complicité dans le cadre d’une plainte qui aura été déposée. C’est la loi du 29 juillet 1881.

– Ensuite, au cas où Julien Marion ne le saurait pas encore, nombre d’employés de l’entreprise dont il dépend (le journal L’Indépendant) sont abonnés via tweeter à Ouillade.eu. Ils en suivent régulièrement le contenu, avec une belle assiduité qui les honore, pour s’en informer… et/ ou en informer leurs lecteurs ?

– Enfin, avant d’utiliser un tel vocabulaire injurieux et méprisant, Julien Marion, devrait balayer devant sa porte et (mieux) se renseigner : dois-je dans un prochain article citer ses collègues de travail qui ont été condamnés pour diffamation ? Cela n’en fait pas pour autant que je sache des journalistes-de-caniveau

Pour conclure, je citerai Flaubert : « Je regarde comme un des bonheurs de ma vie de ne pas écrire dans votre journal (Qui n’est pas L’Indépendant que je respecte…). Il en coûte à ma bourse – mais ma conscience s’en trouve bien ».

Luc MALEPEYRE