Il le clame haut et fort, il s’en enorgueillit même : « Je suis le seul – et unique – maire du Département à ne pas avoir été invité au pot de départ de la Préfète… Dois-je le prendre comme un compliment ? C’est peut-être un simple oubli ?, ou une regrettable erreur de sa part ?… ».

Mais n’allez pas pour autant penser qu’il en fait une jaunisse, n’allez surtout pas imaginer que cela l’empêche de dormir : José PUIG, maire centriste de Claira, conseiller départemental de la Salanque, président d’une communauté de communes insolite à cheval sur deux départements – le 66 et le 11 – continue de vivre sa vie comme si de rien n’était : « Ce sera un chapitre dans le livre évolutif que je consacrerai à mes mémoires sélectives si ma mémoire m’y autorise… ». Un ouvrage qui pourrait s’intituler « Ma vérité humaine », légendé par la morale politique… ou artistique. « Il faut savoir relativiser les infortunes ». On reconnaît bien là le personnage : un esprit libre, qui joue de provocation en émotion, à l’audace shakespearienne sous un profil rabelaisien.

Au fait, pourquoi la Préfète l’aurait-elle boycotté, lui en voudrait-elle ? « Parce que j’ai réussi mon coup concernant l’extension de la communauté de communes que je préside, en direction des Corbières audoises, alors que Mme Chevalier voulait m’arrimer à la Communauté Urbaine de Perpignan, je présume ?… Si ce n’est que ça, je ne lui en veux pas, rancunier ce n’est pas mon style. Et puis il y a le respect de la fonction, de la personne ».

Finalement, plutôt qu’un livre, c’est une pièce de théâtre que José PUIG devrait écrire. Pour sûr qu’elle serait jouée à l’année et à guichets fermés. Car avec lui, on est captivé par sa gouaille à la sauce salanquaise et son débit tout droit sorti de la stand-up comedy… C’est toujours : « Je vais vous dire un truc »… et le truc c’est que sa marche !

La R.