Communiqué de presse

« Le Parti de Gauche 66 dénonce, en lien avec l’« Observatoire citoyen contre le recul des Services publics et des Biens communs en Cerdagne et en Capcir », une véritable zone de non droit social dans les Hauts cantons des Pyrénées-Orientales.

En matière de respect du code du travail, la situation en Cerdagne, Capcir et Haut-Conflent est très préoccupante : salariés travaillant bien au-delà des durées maximales autorisées, procédures de licenciement non respectées, nombreux cas de harcèlement moral etc. A croire que le non-respect du code du travail est devenu le sport local pour les employeurs !

La majorité des salariés étant employée par des TPE (très petites entreprises), petits commerces ou petites associations, ils sont donc particulièrement isolés. La courte durée de ces emplois majoritairement saisonniers rend difficile toute action collective ou individuelle des salariés pour faire respecter leurs droits.

Le manque de moyens de la DIRECCTE (inspection du travail) aggrave la situation : de nombreux salariés sollicitant l’Inspection du travail n’obtiennent souvent aucune réponse en raison de l’éloignement et de l’isolement de ces territoires. Les employeurs dans l’illégalité ne sont donc pratiquement jamais inquiétés, ni contrôlés !

La seule alternative qui reste aux salariés pour faire appliquer la loi est d’intenter une action en justice auprès des Prud’hommes, mais les procédures sont longues (en moyenne 14 mois). Se faire licencier est souvent un traumatisme, les travailleurs souhaitent tourner la page et passer à autre chose.

Devant cette urgence sociale dans les cantons de Cerdagne, Capcir et Haut-Conflent, seule la France Insoumise et son candidat Jean Luc Mélenchon proposent des solutions pertinentes avec son programme « L’avenir en commun » :

– Garantir les moyens de l’inspection du travail, doubler les effectifs de l’inspection du travail pour lui permettre d’être plus efficace dans la protection de l’emploi et des salariés.

– Réaffirmer dans les faits le CDI comme norme du contrat de travail.

– Mettre fin à la paupérisation de la justice et mettre en œuvre un plan de recrutement de personnels pour désengorger les tribunaux.

Le PG 66 estime qu’il est temps de mettre fin à ces politiques de casse des services publics et d’austérité. Il est urgent de réaffirmer les droits des travailleurs des hauts cantons comme au niveau national ».

Pour le PG 66, Nicolas SANCHIS, Timothé MARTIN, Francis DASPE