C’est bien connu : lorsque nos très chers élus locaux du « Pays catalan » veulent masquer leurs diverses et variées incompétences ils accusent alors Paris, Toulouse ou Montpellier de tous les maux ! Facile. Très facile. Côté populisme, difficile de faire mieux.

Seulement voilà : celles et ceux, parmi nos très chers élus locaux, qui poussent aujourd’hui des cris d’orfraie, à propos de la situation calamiteuse de nos chemins de fer sont souvent aux commandes dans le département des Pyrénées-Orientales depuis dix, vingt, voire trente années ! Qu’ont-ils fait pendant tout ce temps-là pour solutionner ne serait-ce qu’en partie le problème ? Rien. N.A.D.A. !

Pire : certains de nos très chers élus locaux issus du « Pays Catalan » gouvernent depuis dix, vingt ou trente ans avec les majorités régionales à Montpellier, hier, à Toulouse, aujourd’hui. Qu’ont-ils fait depuis tout ce laps de temps pour influer sur le cours de l’Histoire en faveur des habitants des P-O afin d’améliorer leur situation dans leur mobilité ferroviaire ? Nada. R.I.E.N. !

Souvenons-nous encore, et encore, d’un Jean-Paul ALDUY, maire centro-catalaniste de Perpignan, qui avait alors tous les pouvoirs locaux en main pour (ré)agir, et qui n’a eu de cesse uniquement pour des raisons purement électorales clientélistes de croire égoïstement en un TGV reliant Perpignan à Barcelone, quand il fallait se battre avec l’énergie (et les grands moyens de l’époque) pour une Ligne à Grande Vitesse courant de Barcelone à Montpellier, via Perpignan of course !

En Bretagne, en Vendée, en Normandie, sur la Côte Atlantique… Les élus locaux se battent bec et ongles contre la fermeture de guichets dans les gares SNCF de leur territoire. Et quand ils n’obtiennent pas satisfaction, ils trouvent voire imposent des compromis pour, par exemple, prendre le relais avec leurs Offices de tourisme, etc. Chez nous, dans les P-O, où la SNCF – comme à Port-Vendres – s’est retirée, on se contente de faire le job en expédiant des correspondances « panpan cucul » à la direction de l’entreprise, en diffusant des communiqués dans la presse locale, en publiant des Lettres Ouvertes dont on sait d’avance qu’elles ne seront jamais lues… ça ne mange pas de pain !

On pourrait ainsi multiplier à foison les exemples de nos très chers élus locaux du « Pays Catalan », totalement (ir)responsables sur ce dossier ferroviaire comme, hélas, dans de nombreux autres domaines.

Autre exemple flagrant, qu’ont-ils fait nos très chers élus locaux lorsque la construction de l’autoroute A-9 a traversé notre département, pour favoriser l’accès à nos stations balnéaires touristiques ? N.A.D.A. ! R.I.E.N. ! A part de se battre pour lui coller l’étiquette « La Catalane » entre Sigean et Le Perthus… Résultat de cette indifférence : aucune bretelle de l’autoroute « A-9/ La Catalane » ne dessert aujourd’hui directement Le Barcarès (sortie à Leucate) ; Canet-en-Roussillon ou Saint-Cyprien (sorties à Perpignan et s’aventurer ensuite sous les palétuviers…) ; et encore Argelès-sur-Mer et Collioure (sortie de l’autoroute au péage du Boulou) !

Alors que dans les départements de l’Aude et de l’Hérault notamment, des bretelles autoroutières d’accès desservent directement les stations balnéaires et touristiques de Leucate, du Cap d’Agde, de Palavas-les-Flots, de La Grande-Motte…

C’est tellement confortable et inique aujourd’hui de pointer du doigt le gouvernement du Premier ministre « macronien », Edouard PHILIPPE, ou encore Carole DELGA, la présidente socialiste de la Région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée…

 

La Rédaction

 

Depuis les intempéries des 22 et 23 octobre derniers, la liaison ferroviaire entre Perpignan et Montpellier est interrompue. Le préjudice économique subi par le département des P-O pendant les vacances scolaires de Toussaint est considérable