« Université de Perpignan : une fusion mortelle avec Montpellier ».

Sous ce titre, Farid Mellal, conseiller municipal de Cabestany et responsable des questions liées à la Jeunesse au sein du PCF’66, nous communique :

« Le quinquennat de Nicolas Sarkozy a été sans pitié 
avec l’université française. La loi pacte pour la recherche,
 la loi LRU ont imposé une logique néolibérale. Une logique de mise en concurrence et d’autonomie qui a appauvri les établissements, qui a provoqué une explosion
du nombre de précaires… À l’issue de la présidentielle, l’attente de changement était donc grande dans les universités.

Aujourd’hui c’est la gauche sociolibérale de Bourquin et Cresta qui organise la mort de notre campus universitaire.

La course incessante aux financements, la multiplication des bureaucratiques, le manque de temps permanent, la perte des valeurs d’humanisme, de collégialité, de démocratie ont caractérisé les années LRU.

Pendant cinq ans, les conditions d’exercice des missions fondamentales d’enseignement et de recherche dans les universités se sont considérablement dégradées. Après l’attente de réels changements, le constat est amer : dans le projet de loi, les mêmes structures tant décriées perdurent, tout au plus en changeant de nom ; aucun engagement budgétaire ne vient enrayer les difficultés financières, allant jusqu’au déficit, des universités ; la notion même de service public national est menacée par la régionalisation grandissante. Le gouvernement et, en particulier, la ministre ne devraient pas minorer les effets de la déception qu’ils génèrent en tournant ainsi le dos à la communauté universitaire et scientifique.

Aujourd’hui, l’ensemble des responsables politiques du département accourent au chevet de l’université en sollicitant une audience auprès du nouveau président M. Lorente.

Pire encore, certains faisant preuve de schizophrénie en apportant leur soutien au président du campus pour ensuite voter à l’assemblée nationale et au sénat un projet meurtrier pour la survie économique de notre territoire.

Les responsables de cette mort programmée de l’université veulent aujourd’hui la sauver d’un système qu’ils ont eux même mis en place en acceptant d’être les « premiers » de la classe en entrant dans le système LRU. Ce système que beaucoup d’étudiants dont je fais parti n’ont cessé de dénoncer. Les mêmes arguments que nous utilisions hier sur la nécessité de garder un service public de proximité pour les jeunes de notre département, une université à taille humaine qui accueille chaque jour des milliers de jeunes, futur force vive de notre territoire.

Si la jeunesse comme le prétend le gouvernement socialiste est une priorité alors que M. Bourquin renvoit aux oubliettes de la région ce projet de fusion inadapté, incohérent et meurtrier pour l’UPVD« .