Communiqué de l’Association des Elus Communistes et Républicains  des Pyrénées Orientales.

« Le premier tour de l’élection présidentielle n’a pas concrétisé tous les espoirs de transformation sociale et écologique que nous avions pu nourrir. Malgré cela, Jean-Luc Mélenchon, le candidat que nous avons soutenu, a réalisé un très bon score en réunissant au niveau national 19,6% des suffrages et 21,14 % dans notre département où les électeurs l’ont placé en deuxième position devant Emmanuel Macron et François Fillon.

Avec près de 20% des électeurs rassemblés autour de l’exigence d’une rupture démocratique, institutionnelle, sociale et écologique radicale, c’est le peuple d’une France de progrès et de luttes qui, le 23 avril, a retrouvé sa voix.

Au lendemain du 1er tour de l’élection présidentielle, notre pays se retrouve plus fracturé que jamais. Les règles de la Vème République nous imposent aujourd’hui de choisir au second tour entre deux candidats qui réunissent à eux deux seulement 45% des suffrages. Les articles 5 à 19 de notre constitution définissent l’étendue considérable des pouvoirs attribués au Président de la République, chef de l’Etat et chef des armées, sans partage. La lucidité sur le rapport de force nous impose un constat sans appel. L’extrême droite est en mesure le 7 mai 2017 d’accéder au pouvoir. C’est un risque innommable que nous refusons de prendre pour notre pays et nos concitoyens.

Nous appelons donc à utiliser le vote Macron pour battre l’extrême droite de Marine Le Pen. Le 7 mai, nous glisserons dans l’urne un bulletin qui n’est pas le nôtre, qui est celui des banques, de la régression sociale et de la mondialisation sans limite, celui du candidat de l’UBERisation du monde et des individus. Nous le ferons en conscience non pas pour le soutenir mais parce que nous savons que le danger qui menace est plus grand encore.

Nous appelons à faire barrage à l’extrême-droite et à créer les conditions de l’émergence d’une majorité progressiste nouvelle à l’Assemblée nationale en juin prochain, seule capable d’ouvrir le front de la Résistance institutionnelle et citoyenne.

Le 7 mai, nous battrons Le Pen. Le 8 mai, nous combattrons Macron.

Les élus communistes et républicains des P.-O. »