Est-ce un signe ? Ce dimanche matin, à l’ouverture des bureaux de vote pour les élections sénatoriales, installés au Palais des congrès Georges-Pompidou, Perpignan, seul – et… forcément unique ! – endroit où les plus de 1 200 grands électeurs sont appelés à se rendre aux urnes, était dans le brouillard.

La nature, qui comme chacun sait à horreur du vide, nous fait, parfois, des pieds-de-nez qu’aucun humoriste ne saurait oser imaginer, raconter, enjoliver.

Même si le nom d’un (très) grand favori, parmi les 14 candidats en lice, circule depuis le début de la campagne électorale de ces Sénatoriales, avez-vous remarqué comment et combien aucun media roussillonnais, aucun éditorialiste, ne s’est risqué au moindre pronostic, à la moindre analyse de fond, sur le sujet. Et pourtant il y avait là aussi du grain à moudre, à dire et à redire, entre (in)certitudes, doutes et réelles motivations, entre « faire table rase d’un certain passé » (ne pas confondre avec renverser la table) et confirmer ceux qui ont réellement retroussé les manches à la tête d’une collectivité locale/ territoriale, entre considérations et convictions, entre bougisme et dégagisme, entre gens d’en-haut et gens d’en-bas… Serait-ce parce que le seul élu des P-O capable d’avancer un pronostic ne peut plus aujourd’hui être interviewé, même au détour d’une chapelle ? Car, très, étonnamment, c’est encore lui qui est la clé de ce scrutin, alors qu’il n’est plus de ce monde-là…