Concernant la défaite historique de la candidate du parti socialiste (PS), Hermeline MALHERBE (PS), présidente du Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales, aux élections sénatoriales qui ont eu lieu avant-hier, dimanche 24 septembre 2017, la gauche roussillonnaise a tort de se draper dans des relents moralistes et de se placer, une fois de plus, en donneuse de leçons pour accuser Jean-Louis CHAMBON, le 3ème homme du second tour de ce scrutin, de « haute trahison ».

Car la fédération catalane du PS des P-O s’est bien gardée de communiquer publiquement que, le 20 août dernier, elle avait décidé d’exclure définitivement de ses rangs le militant-maire de Canohès et conseiller départemental des P-O, Jean-Louis CHAMBON. Ce dernier avait décidé depuis de longs mois en arrière de se présenter à ces Sénatoriales. Il s’était mis pour cela en congés de parti pour justement ne pas gêner sa famille politique (Qu’il avait prévenue) et accompagner sa candidature (Qui n’a jamais été une dissidence vis-à-vis du PS) de l’étiquette « Divers Gauche »… Comme l’avait d’ailleurs fait, en 2011, un certain Christian BOURQUIN, pour les Sénatoriales, ainsi qu’avant lui un certain Pierre AYLAGAS, en 2007, pour se présenter aux Législatives sur la 4ème circonscription. D’autres exemples existent encore s’il le fallait, pour éviter d’appuyer toute analyse sur une « mémoire sélective » qui fausserait tout débat en route vers la vérité.

Ensuite, que certains fantasment sur un quelconque « deal » qui aurait été mis en place, pour ce scrutin, entre les représentants de la Droite Républicaine et M. CHAMBON – Qui est assez grand pour savoir ce qu’il doit faire –  cela relève de la fantaisie. A moins de le prouver. Bon courage !

A partir de cette exclusion manu-militari, le PS des P-O est plutôt assez gonflé d’aller reprocher à Jean-Louis CHAMBON de l’avoir « trahi ».

La Gauche, les socialistes en particulier, a totalement ignoré, voire méprisé, Jean-Louis CHAMBON pendant toute la campagne électorale. Et entre les deux tours de ces Sénatoriales il aurait dû se soustraire, abandonner, « s’écraser », obéir aux invectives et injonctions des proches (loin d’être irréprochables dans cette défaite) de la présidente du Département ? Allons, soyons sérieux. La Démocratie ne fonctionne pas ainsi.

Bizarre, bizarre, comme c’est bizarre, vous avez dit « bizarre » ?…