L’année prochaine sera l’année de toutes les élections : présidentielle en avril, législatives en juin… et sénatoriales dès la rentrée, en septembre 2017, donc.

A droite, François CALVET (LR/ Les Républicains), maire de Le Soler, 1er vice-président de la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM) et donc sénateur sortant des P-O, devrait remettre le couvert en ce qui le concerne. Sauf changement de préférence au niveau de ses divers mandats électifs au dernier moment.

Mais il y aura deux postes de sénateurs à pourvoir. En effet, le département des P-O compte six parlementaires, quatre députés – Jacques CRESTA (PS), Fernand SIRé (LR), Robert OLIVE (PS) et Pierre AYLAGAS (PS) – et deux sénateurs : François CALVET le bien nommé et Hermeline MALHERBE (PS), par ailleurs présidente du Conseil Départemental.

De source généralement bien informée, les candidats, à droite, ne se bousculeraient pas au portillon pour accompagner François CALVET « dans cette galère électorale »… Dernière personnalité locale de haut-vol à avoir décliner l’invitation à se présenter : Jean CASTEX, maire de Prades, conseiller départemental, ancien secrétaire général-adjoint de l’Elysée (du temps de la présidence SARKOZY)… Gilles FOXONET, maire de Baixas, vice-président de PMM, avait fait savoir un temps qu’il serait intéressé mais, depuis, n’a jamais officialisé sa candidature.

Pourtant, sur le papier, au niveau des grands électeurs, et depuis les bouleversements issus des urnes municipales de 2014, la droite républicaine est majoritaire. Autant, pour les législatives à venir ça se bouscule au portillon à droite – par exemple, trois candidats sur la seule 1ère circonscription pour tenter de balayer le député socialiste sortant : Romain GRAU, Daniel MACH et Fabrice VILLAR – autant pour le sénat ce serait plutôt « courage fuyons ! ». Bizarre-bizarre, non ?

« C’est peut-être parce que l’entente cordiale, visible à l’œil nu, entre les deux sénateurs en place, inquiète et… déroute. On les voit (trop) souvent ensemble au-delà de leur fonction. Ils donnent l’impression de très bien s’entendre, un peu comme, en 2012, lorsque CALVET et BOURQUIN faisaient campagne… contre ALDUY, chacun à leur manière, certes, mais chacun main dans la main », se rappelle un fin limier local de la politique. « A ce-jour, tous les deux sont pratiquement sûrs d’être réélu. CALVET parce que c’est François, présent en permanence sur le terrain, ratissant très large sur la scène départementale, ayant le contact facile et historique, façon sauce cerdane dont il possède tous les atouts et toutes les ruses, en finesse. Hermeline parce qu’elle bénéficiera de l’entier soutien de la Région OCCITANIE/ Pyrénées-Méditerranée et, surtout, de sa manne financière et de la force de frappe qui en découle au niveau de l’attribution de subventions clientélistes. Ces deux-là sont capables de faire campagne pour les sénatoriales dans le même camping-car pour prétexter des économies budgétaires ! »