« Une des particularités des Pyrénées-Orientales en politique réside dans le nombre élevé des changements de camp. L’actualité récente nous en offre un exemple de plus.

Le Front National se réjouit qu’un ancien cadre de feu l’UMP l’ait rejoint pour mener la liste départementale dans les Pyrénées-Orientales dans le cadre des prochaines élections régionales de décembre. Il est vrai que les frontières entre l’extrême-droite et la droite extrême sont particulièrement enchevêtrées dans notre département !

Il y a quelques jours, le chef de file régional de Debout la République  de passage à Perpignan s’enorgueillissait de compter parmi des ralliements sur ses listes dans d’autres départements de la région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées des transfuges du Front National.

Ces ralliements sont à chaque fois présentés avec fierté comme des prises de guerre qui témoignerait d’une dynamique et d’une attractivité. Il n’y a pourtant pas de quoi être fier : ces ralliements sont davantage des boulets !

Il est vrai que l’on dit souvent qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis… Mais changer d’avis n’est pas si compliqué dès lors que l’on n’a pas de véritables convictions chevillées au corps ! En tout cas, cela ne témoigne nullement d’une quelconque vertu !

En réalité, cette inquiétante porosité des camps traduit une dangereuse inconstance et extrême fragilité de ses prétendues convictions.  En politique, les convictions ne devraient pas être en option ! ».

Francis DASPE, Co-secrétaire départemental du PG’66