Voici un florilège des questions que l’on se pose sur l’ensemble du territoire départemental, à propos de l’attitude de certains mouvements politiques qui disent vouloir « laver plus blanc que blanc », ou encore « jouer à fond la transparence », et qui pourtant sont d’une incroyable opacité. Exemples, en passant…

Savez-vous pourquoi L’Olivier, fondé par Bruno Delmas, ne présente aucun candidat ni sur le canton 9 (Perpignan IV/ Moulin-à-Vent) ni sur le canton 8 (Perpignan III/ Cabestany) ?

Car celui qui s’était fait le chantre de la protection du petit commerce de proximité face aux gloutonneries des zones commerciales, Bruno Delmas, a décidé de partir en rase campagne et de se présenter… sur le canton du Ribéral, qui abrite entre autres les communes de Saint-Estève et Baixas, d’où le patron de L’Olivier est originaire. C’est totalement absurde et incompréhensible, car la logique, pour poursuivre la défense des commerçants du centre-ville, eut été pour Bruno Delmas de se présenter sur le canton 8 (Perpignan III/ Cabestany).

– Savez-vous pourquoi la Majorité départementale de gauche ne présente – et ne soutient ! – aucun candidat sur le canton de La Côte Salanquaise (communes de Pia, Claira, Saint-Hippolyte, Saint-Laurent, Le Barcarès et Torreilles) ?

Bizarre-bizarre, lorsqu’on sait pourtant que le conseiller général sortant et maire de Claira, José Puig, est membre de cette Majorité départementale, dont il a voté tous les budgets, tous les projets… C’est aussi vrai que, élu centriste, José Puig n’est pas membre d’un parti de gauche, ni du PS, ni du PCF, ni du PRG, ni de EELV… Le sectarisme des uns a-t-il eu raison de la candidature de José Puig ? Dans ce cas-là, pourquoi alors la gauche départementale n’a-t-elle pas présenté son binôme ? Y’aurait-il anguille sous roche, dans ce canton où la bullinada est le plat national ?

– Savez-vous pourquoi Brice Lafontaine n’est finalement pas candidat sur le canton Le Canigou ?

Secrétaire général du mouvement autonomiste catalaniste Unitat Catalana (il a succédé à la figure historique Jaume Roure), adjoint au maire de Perpignan, Brice Lafontaine avait été parmi les tout-premiers à annoncer sa candidature, et à la crier sur tous les toits, mais c’était sans connaître sa manière de se jouer des coups de pub. Au final, il ne fait pas partie de la liste officielle des candidatures déposées en préfecture des Pyrénées-Orientales à Perpignan pour les élections départementales des 22 et 29 mars prochains. Que s’est-il passé ? A-t-il subi des pressions ? S’est-il rendu compte que réaliser un score de 2 à 3% là-haut sur la montagne cela ne ferait pas sérieux pour un adjoint au maire d’une commune de plus de 120 000 habitants ?… Brice Lafontaine devait s’en expliquer lors d’une conférence de presse, celle-ci a été annulée au dernier moment. Dommage.

– Savez-vous quelles sont les fautes graves qui sont reprochées à Guy Esclopé (PRG), 1er adjoint de la commune d’Argelès-sur-Mer ?

Lorsqu’il annoncé son intention d’être candidat aux élections départementales des 22 et 29 mars 2015, Guy Esclopé, 1er adjoint de la Ville d’Argelès-sur-Mer, secrétaire départemental du Parti Radical de Gauche (PRG) et membre de son Bureau national, s’est aussitôt vu retirer ses délégations et toutes responsabilités municipales par son maire, le député socialiste Pierre Aylagas. Cela n’a pas traîné ! Sur le champ. Malgré tout, Guy Esclopé a maintenu le cap et il n’a pas abandonné. Ce qui a fait dire à certains de ses amis socialistes au sein du conseil municipal d’Argelès-sur-Mer : « Esclopé a gagné au Loto. Il s’est acheté une paire de couilles ! »… Amis de la poésie, bonjour ! Il n’empêche que Pierre Aylagas aurait parlé de « fautes graves » pour justifier sa décision de lui retirer ses délégation. Pierre Aylagas en a trop dit ou pas assez : Qu’en est-il réellement ? En attendant, la rumeur publique argelésienne charrie et pronostique un carton dans l’électorat de la commune pour Guy Esclopé qui bénéficierait de grands soutiens… jusque dans l’entourage du maire.