Ségolène Neuville ne figure pas dans l’équipe que conduira la présidente sortante socialiste du Département66, l’ex-sénatrice Hermeline Malherbe. Elle n’est pas présente sur la liste de Gauche des élections départementales des 20 & 27 juin prochains, dans les P-O, et c’est Marie-Edith Péral, maire d’Estoher, qui lui succède dans le binôme du canton Canigou avec Alexandre Reynal (PS), ex-maire d’Amélie-les-Bains-Palalda, battu aux élections municipales de 2020 par Marie Costa (Divers-Droite/ DvD)

 

L’absence de Ségolène Neuville, ex-secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion – dans les gouvernements socialistes Manuel Valls I & II et Cazeneuve ; du 9 avril 2014 au 10 mai 2017 -, signifie-t-elle la fin du « Bourquinisme » au Département ? En tout cas, une page se tourne chez les socialistes de la fédération catalane, et pas la moindre. Elue conseillère générale des P-O le 16 mars 2008, ex-députée de la 3e circonscription des P-O (du 20 juin 2012 au 9 mai 2014), Ségolène Neuville occupe la fonction de vice-présidente du Département66 depuis le 27 mars 2011, soit très exactement 10 ans, 1 mois et 6 jours (à la date d’aujourd’hui).

A noter également sur le canton des Aspres, où Mme la Présidente Hermeline Malherbe est partie courageusement se réfugier (politiquement s’entend) – signe que la partie électorale serait perdue d’avance… à Perpignan en tout cas où elle est élue conseillère départementale ? -, l’absence de René Olive, lequel à 83 ans a sagement décidé de ne pas se représenter. C’est son 1er adjoint, Thierry Voisin, qui tentera de relever le défi.

Sur le canton Perpignan-III, les électeurs ne retrouveront pas Jean Vila (PCF), maire de Cabestany depuis 1977, parmi les bulletins de vote. C’est historique. C’est Rémi Lacapère, conseiller départemental sortant – Jean Vila lui avait cédé la place au lendemain de sa brillante réélection -, qui essaiera d’imposer son style, son nom, dans un électorat très fidèle à son prédécesseur, et toujours avec la même étiquette politique. Le résultat sera intéressant à analyser.

Parmi les autres « éléphants » de la gauche roussillonnaise, il faut noter le retrait de Michel Moly, ancien maire de Collioure, également fidèle parmi les plus fidèles de feu Christian Bourquin, et qui occupe jusqu’à ce jour le poste de 1er vice-président du Département66 depuis… fort longtemps. C’est Guy Llobet, maire de Collioure, qui prend le relai devant les électeurs du canton de La Côte Vermeille, avec Marie-Christine Bodinier – Colomines. Un binôme de choc !

La présence originale sur la liste de deux sapeurs-pompiers risque de médiatiser la question : y’a-t-il le feu au Département ? C’est une boutade, bien évidemment. Tout va très bien, Mme…, tout va très bien, tout va très bien ! Pourtant, il faut, il faut que l’on vous dise…

Sinon, dans ce casting de la Majorité départementale de Gauche rien d’exceptionnel, si ce n’est peut-être la carte de la jeunesse dans le canton du Ribéral, face au conseiller départemental sortant Robert Vila (Les Républicains/ LR), maire de Saint-Estève et président de la communauté Urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM). C’est le binôme formé par Priscilla Beauclair, secrétaire de Rédaction multimédia, et Florent Marsal, étudiant en géographie et aménagement du Territoire, qui est dans les starting-blocks pour incarner la fraîcheur et le renouveau dans une équipe qui en a bien besoin.

Pour les autres cantons, l’incontournable prime aux sortants, comme c’est souvent la règle, à droite comme à gauche et ailleurs, en Pays Catalan semble être le fil conducteur, la règle en tout cas.

 

L.M.