François Calvet (LR/ Les Républicains), sénateur des P-O, ex député-maire de Le Soler, communique :

-« Si je n’ai pas connu Valéry Giscard d’Estaing, dans ses fonctions de Président, même si Michel Ey, ancien maire de Saint-Estève à l’époque profondément giscardien, m’en parlait beaucoup avec passion, c’est lui et Jacques Blanc qui m’ont donné l’amour de l’Europe.

 J’avais d’ailleurs milité à ses côtés en qualité de membre de la délégation européenne à l’Assemblée Nationale dans le cadre du projet de constitution européenne qui m’avait amené à visiter les capitales européennes.

Malheureusement, cette constitution européenne, refusée par notre pays, au motif, entre autres, que dans le préambule de cette constitution, il était mis en avant les racines chrétiennes de l’Europe, a marqué un coup d’arrêt de la construction européenne, coup d’arrêt que nous payons encore aujourd’hui.

Enfin, en 1993, c’est lui qui m’avait donné l’investiture de l’UDF pour l’élection législative que j’avais remportée dans la Vallée de la Têt avec le soutien de Danièle Pagès et de Paul Blanc au titre du RPR. J’avais alors 39 ans ».

Chantal Gombert, conseillère municipale de Perpignan communique :
-« J’apprends avec tristesse le décès de VGE. Il restera le Président de la modernité.
Pour moi, c’est le début de la troisième voie ! souvent copiée mais jamais égalée ! Giscard était le premier centriste de l’histoire de France, son ambition de réunir deux français sur trois (titre de son livre « 2 français sur 3 » publié en 1987 avait pour leitmotiv de servir la cause d’une France libérale et réconciliée)…
En 1974, premier plus jeune président de la Ve République à 48 ans, et son fameux slogan « Giscard à la barre » ; il prône une société libérale avancée et la construction de l’Europe.
Deux actions emblématiques pour les jeunes à cette époque, qui aujourd’hui semblent tout naturel : la majorité à 18 ans et la dépénalisation de l’avortement avec sa ministre de la santé.
Mes débuts en politique c’est derrière VGE et Simone Veil et, en terre du Languedoc Roussillon (région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée désormais) le grand discours de Mazamet (Tarn) où il a prôné avant tous le projet de train à grande vitesse, futur TGV toujours en panne en 2020.
Fervent partisan de la construction européenne, il fut ensuite Président de la convention sur l’avenir de l’Europe.
Élu en 2003 à l’Académie Française, il s’est retiré en 2004…
Que rajouter sur lui, sur cette personnalité immense ?… qu’il fut le président des Républicains Indépendants devenu le Parti Républicain (PR), l’une des six composantes de feu l’UDF, dont il fut d’ailleurs le père  fondateur, parti politique où nous étions nombreuses et nombreux  à revendiquer ses valeurs (photo jointe rue de l’Incendie à Perpignan siège du PR dans les années 1990), dont Michel Berdaguer (maire adjoint de Perpignan à l’époque, conseiller général puis maire de Saint-Génis-des-Fontaines), Michel Ey (maire de Saint Estève, conseiller général), sans oublier Loulou Murville
Le Parti Républicain créé en 1977 s’éteindra en 1997. François Léotard passa alors la main à Alain Madelin avec un nouveau parti : « Démocratie Libérale » (DL).
Les vrais Centristes ont perdu ce hier, mercredi 2 décembre 2020, une de leurs figures emblématiques. Nous sommes en deuil. Nos premières pensées vont bien évidemment à sa famille ».
-En cliquant sur le lien ci-dessous : l’article « Jeunes Giscardiens » daté du 21 novembre 1979 (Chantal Gombert est assise à gauche, au premier rang… elle n’avait que 18 ans et faisait partie du Mouvement)

 

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Communiqué du sénateur Jean Sol suite au décès de Valéry Giscard d’Estaing

-« Notre pays a perdu cette nuit celui qui fut le 3e président de la Ve République. Nos pensées et nos condoléances vont à sa famille et à ses proches. Nous retiendrons de Valéry Giscard d’Estaing et de son septennat, des réformes sociétales importantes – abaissement de la majorité à 18 ans, dépénalisation de l’avortement, remboursement de la contraception -, la construction des premières pierres de l’Europe d’aujourd’hui, mais également le président qui a souhaité renforcer le système démocratique français, en donnant la possibilité à des groupes parlementaires, à l’Assemblée nationale comme au Sénat, de saisir le Conseil Constitutionnel. Nous garderons aussi dans notre mémoire l’élégance et la modernité de l’homme d’Etat, de lettres et de communication, devenu membre de l’Académie française. »