Damien ALBANELL, Perpignan, le 1er octobre 2019. Secrétaire Départemental DLF’66, membre du Conseil National Debout la France ; Lettre ouverte à Nicolas DUPONT AIGNAN…

 

 

« Cher Nicolas,

 

 

C’est avec un profond regret que depuis quelques mois, je ne retrouve plus dans vos positions le fondement gaulliste de notre mouvement. Celui-là même qui pousse toujours les décisions vers l’intérêt général et non l’intérêt particulier

 

Ce positionnement qui vous a animé à l’entre deux tours de la présidentielle, vous intimant de vous rallier à Marine Le PEN avec force, pour combattre jusqu’au bout ce que nous savions être à l’époque : l’arrivée des intérêts d’une poignée de privilégiés au détriment de la majorité des Français.

Depuis ce moment historique de votre parcours, vous n’avez eu de cesse que d’appeler de vos vœux à une union des droites, avec tout d’abord le lancement des « amoureux de la France ». Un mouvement éphémère malheureusement, au sein duquel nombre de personnalités politiques s’étaient ralliés et qui devaient être le support d’une identité électorale future.

Votre refus de faire une grande liste souverainiste avec nos partenaires politiques naturels aux élections européennes, nous prive aujourd’hui de parole au sein des instances européennes ainsi qu’à une possible construction de cette « Europe des coopérations » que nous appelons tous en matière sécuritaire notamment. Je ne peux me résoudre d’entrer dans cette danse macabre pour la France, consistant à reculer ou à changer de discours sous la pression de la pensée d’une pseudo élite consistant à qualifier de « rétrograde » la défense des valeurs qui sont celles de la France. A ce jour, Debout la France ne se donne plus les moyens de se battre…

Sans élu, comment pouvons-nous proposer des solutions pour faire obstacle à la dangereuse montée de l’islamisme radical qui a fait tant de morts sur nos trottoirs, comment pouvons nous freiner l’avancée vers une Europe fédéraliste et l’inévitable mondialisme sauvage qui nous est imposé avec les traités comme le CETA ? De fait, notre mouvement se retrouve dans l’impossibilité de peser sur une politique de quelque nature que ce soit…

Vos positions pour les élections futures, pousse notre mouvement dans une solitude mortifère. Le départ de plusieurs cadres de grande qualité tant aux seins de nos instances dirigeantes du Bureau National que dans les fédérations, tout comme la mise en retrait de certains autres, a appauvrit dangereusement notre capacité à proposer les bons remèdes aux bons maux.

A titre personnel, dans mon département, je mettrai toute mon énergie pour que nos idées et nos convictions l’emportent lors des prochaines échéances électorales. Loin des calculs politiciens et partisans… avec un seul objectif, redonnez à nos concitoyens sur l’ensemble de mon territoire la fierté qui est la leur et la quiétude qu’ils méritent. Vos instructions étant de ne prendre aucune position officielle, j’ai donc décidé de mettre fin à mes fonctions de secrétaire départemental des Pyrénées-Orientales.

En effet, je préfère rester fidèle à mes principes ainsi qu’à mes opinions, et faire tout mon possible pour qu’aucune ville ne soit remportée par nos adversaires politiques et idéologiques ».

 

Damien ALBANELL