Communiqué de presse.

 

« Rapport France Stratégie
OUI à une PAC basée sur l’actif paysan œuvrant à la transition !
La Confédération paysanne a lu avec intérêt les propositions sur la PAC présentées mercredi dernier par France Stratégie, en premier lieu celle de remplacer les aides à l’hectare par des aides calculées par « unité de travail » 

En effet, elle rejoint la proposition historique d’aide à l’actif paysan portée par la Confédération paysanne.
Seconde reprise de nos revendications : la mise en place de contrats de transition pour accompagner la transition agroécologique et la rémunération des pratiques favorables à l’environnement, au climat et à la biodiversité.

En effet, France Stratégie recommande la création de contrat long pour accompagner ces changements et la mise en place de bonus « prairie », « biodiversité », « diversification des cultures ».
Ces bonus seraient financés par l’augmentation des taxes sur les pesticides, les engrais et les antibiotiques. Elles devront être progressives et par paliers pour encourager la désintensification. Car pour la Confédération paysanne la transformation des pratiques doit être au cœur de la recherche, de la formation, du conseil et doit être accompagnée par les contrats de transition, les intrants étant avant tout des béquilles au revenu.
La Confédération paysanne salue la mise en avant d’une agroécologie qui ne repose pas sur les technologies numérique mais sur des pratiques agroécologiques. Cependant, nous regrettons le peu d’ambition des auteurs du rapport pour les outils de régulation des marchés.

Il est nécessaire et vital pour l’emploi paysan de les réactiver comme de mettre fin aux accords de libre-échange. Ces accords ne font qu’entretenir une course aux prix bas mondialisée néfaste pour le revenu paysan comme pour le climat. Un sujet sur lequel ce rapport reste muet.
Le gouvernement, Ministère de l’agriculture en tête, serait bien inspiré de reprendre à son compte la proposition novatrice de ce rapport : des aides proportionnelles à l’actif paysan et non plus à la taille des exploitations. Chiche ? ».