– Jean-Paul Alduy (UDI), président de Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA), 1er adjoint de la Ville de Perpignan : « Sur l’intervention française au MALI il y a un large consensus pour approuver les décisions et les explications du Président de la République. Par contre sur tous les autres sujets le sentiment qui se dégage en premier lieu, c’est que le Président ne prend pas la mesure de la gravité de la crise que nous subissons, et que les décisions prises par son gouvernement ne sont pas à la hauteur de la situation et même, pour certaines, l’aggravent  comme par exemple le yoyo de la TVA qui plonge le monde du bâtiment dans une crise sans précédent vu le matraquage fiscal qui conduit à une baisse historique de la consommation des ménages et de l’investissement des entreprises. On bricole un crédit d’impôt compétitivité d’un côté, des contrats d’avenir sans lendemain de l’autre et des contrats de génération à dose homéopathique par-ci par-là. Et pour faire bonne figure, on ponctionne les collectivités locales de quatre ou cinq milliards alors que ce sont elles, le dernier rempart contre les vagues de licenciement  dans le BTP et contre le tsunami qui frappe la cohésion sociale de nos villes et de nos territoires.

Je reste très inquiet pour 2013 car derrière la crise économique s’annonce une crise sociale sans précédent à l’image de ce que nous voyons en Espagne, au Portugal, en Grèce et même en Italie. Ici à Perpignan Méditerranée, mais aussi à la Ville de PERPIGNAN nous avons pris nos responsabilités en votant des budgets de relance par l’investissement en bloquant la fiscalité, en acceptant, malgré et à cause de la conjoncture, le risque de l’appel à l’emprunt. J’attendais du président HOLLANDE un autre souffle, une autre lucidité, une autre volonté ! ».

– Louis Aliot, vice-président du Front national (FN), conseiller régional des P-O : « Je l’ai trouvé aussi plat que la Hollande !… Sur le fond aucune ambition, aucun objectif, aucun horizon. Sur la forme, une posture de conseiller Général… Les Français n’auront pas été rassurés par ce fade exercice ».

– Jacqueline Amiel-Donat (PS), tête de liste du Groupe Nouvelle Union avec la gauche au conseil municipal de Perpignan : « Je viens à peine de rentrer du conseil municipal. Je ne l’ai pas vu… ».

– Georges Botet, responsable du syndicat UNSA-territoriaux à la mairie de Perpignan : « Aucune idée sur ce qu’il a dit, je suis en famille, nous fêtons les dix-neuf ans de ma fille ».

– Christian Bourquin (PS), président de la Région Languedoc-Roussillon, sénateur des P-O : « J’ai trouvé un président de la République à la manoeuvre face à la crise dans une partie exceptionnellement difficile, qui exprime toute sa dureté sur les Français. Le cap est maintenu en toute sérénité, fermeté, et engagé certes, mais du temps est nécessaire pour rétablir  les engagements économiques  et financiers, tout en mesurant  la souffrance qui s’exerce sur les Français. Son appel au rassemblement mérite d’être entendu par tous (…) ».

– François Calvet, sénateur des Pyrénées-Orientales, maire de Le Soler, vice-président de Perpignan-Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA), président du Comité départemental de l’UMP’66 : « Je l’ai trouvé soporifique, c’est un homme du passé et qui n’est pas crédible ».

Jacques Cresta (PS), député de la 1ère circonscription des P-O, vice-président de la Région Languedoc-Roussillon : « Dans un exercice rendu difficile par la crise, j’ai vu un président équilibré, qui cherche à rassembler la société  et non à la diviser comme on l’a vu ces cinq dernières années. J’ai trouvé un président qui ne change pas de cap à chaque coup de bourrasque ou de tempête médiatique. Il a bien pris en compte la sensibilité des peuples d’Europe, et refuse une Europe « castratrice »… ».

– Gilles Foxonet (UMP), maire de Baixas, vice-président de PMCA : « Je l’ai trouvé incapable de donner un peu d’espoir aux Français et bien dans son rôle de chef d’une ancienne majorité devenue minorité en quelques mois seulement. J’ai trouvé un président sourd aux attentes des plus démunis et autiste face à une crise sans précédent. Il connaissait  très bien la situation économique de la France et celle des Français durant la campagne électorale présidentielle, il a promis sans cesse en sachant qu’il ne pourrait tenir aucune de ses promesses inconscientes, irréalistes et irréalisables. La France n’a pas de président, elle a à sa tête un homme qui n’y croit pas et ça se voit ».

– Jacqueline Irles (UMP), maire de Villeneuve-de-la-Raho, vice-présidente de PMCA, ancienne députée de la 4ème circonscription des P-O : « J’ai trouvé François Hollande égal à lui-même ! Il est seul à croire à des solutions qui ne peuvent pas marcher, c’est grave pour notre pays qui malheureusement va s’enfoncer encore plus dans la crise ».

– Brice Lafontaine, UC (Unitat catalana) : « Je suis au travail, je n’ai donc pas pu suivre son intervention. Mais je suis convaincu que, comme l’ont twitté les MJS, il reculera sur des réformes de base, telles le non-cumul des mandats, reporté à la fin du quinquennat ou encore la reconnaissance des langues « régionales » qu’il ne fera pas. On est passé d’un président hyper actif à un hypo actif… ».

Hermeline Malherbe (PS), présidente du Conseil général des P-O : « Le président de la République appelle au rassemblement de tous les Français (salariés comme chefs d’entreprise, les jeunes comme les séniors…), pour faire face à la crise en maintenant le cap de l’emploi, du développement économique… Conscient des efforts qu’il demande à tous pendant l’année à venir, il a rappelé ce qui a été mis en oeuvre pour l’emploi des jeunes, pour la compétitivité des petites et moyennes entreprises dans le cadre d’une fiscalité plus juste. Il a évoqué les outils en place aujourd’hui pour atteindre les objectifs de sortie de crise. Il est apparu franc, responsable, s’adressant à des gens responsables. Il nous fait confiance ! ».

– Michel Moly (PS), maire de Collioure, 1er vice-président du Conseil général des P-O : « Je l’ai trouvé sérieux, intelligent, compétent… Maintenant, est-ce suffisant pour les difficultés que connaissent nos concitoyens ? Espérons-le ».

Ségolène Neuville (PS), députée de la 3ème circonscription des P-O, conseillère générale : « J’ai trouvé le président de la République à la fois grave et responsable, conscient des difficultés du pays, mais aussi serein, sûr de son cap, rassurant. L’appel au rassemblement des Français est à mon avis le moment fort de cette intervention ».

– Clotilde Ripoull (CdC/ Centristes catalans), conseillère municipale d’opposition de la Ville de Perpignan : « Je ne l’ai pas vu. Je sors du conseil municipal… ».

Marie-Thérèse Sanchez-Schmid (UMP), députée européenne, conseillère municipale de la Ville de Perpignan : « J’étais au conseil municipal. J’ai vu en différé. Je l’ai trouvé peu convaincant, mettant beaucoup d’emphase pour essayer de rassurer les Français qui attendent plutôt des solutions concrètes pour sortir de la crise. Les propositions efficaces n’étaient pas au rendez-vous. La France a besoin d’un chef qui donne le cap. Il ne suffit pas de le dire, il faut agir ».

– Jean Sannac, restaurateur (« La Littorine » à Banyuls-sur-Mer) : « Le pédalo navigue, en ignorant l’avis de tempête ; certes le cap est pris mais personne, à part lui, ne connaît ce cap ! ».

– Fernand Siré (UMP), député de la 2ème circonscription, maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque et vice-président de l’Agglo PMCA : « J’ai écouté François Hollande. J’ai entendu un homme ordinaire, qui s’est présenté d’ailleurs pendant la campagne présidentielle « comme un candidat ordinaire », qui a présenté et soutenu un programme ordinaire qui est le reflet d’un homme sûr de lui, intransigeant et mettant de l’huile sur le feu dans le quotidien des Françaises et des Français (…) ».

Jordi Vera (CdC/ Centristes catalans), conseiller municipal d’opposition de la Ville de Perpignan : « Je ne l’ai pas écouté, j’étais au conseil municipal… J’ai raté beaucoup ? ».