Pour le Collectif RN-116, Lucien BAILLETTE nous communique avec prière d’insérer :

« Le département de l’Aude vient de subir une situation dramatique comme rarement nous avons à déplorer. Le constat dans ce genre d’évènement c’est la rapidité et l’importance des volumes d’eau tombés en quelques heures. Nous ne pouvons nous satisfaire de cette analyse. La prévention existe en tout. Mais pas encore sur les conditions de préventions des écoulements d’eau résultant de pluies intenses de faibles durées. Nous avons toujours tendance à considérer que la beauté d’un petit cours d’eau, tranquille pendant des années, peut supporter des rétrécissements, des constructions sur ses abords de voies de circulations, enfin oublier qu’un jour un petit ruisseau bucolique peut s’avérer une rivière en furie.
Pour préparer cela, le législateur a rédigé des textes de lois. L’Exécutif des règlements applicables par Décrets, parfois contraignants, pour protéger de plus en plus les rives et berges, les riverains proches, les terres agricoles, la qualité des eaux.
Tout n’est pas parfait en la matière, nous en avons malheureusement l’exemple aujourd’hui en certains endroits de notre pays, mais ces préventions ont au moins le mérite d’exister.
Notre époque, avec le réchauffement climatique, venu des hommes ou de la nature seule, est marquée par des phénomènes climatiques dits violents et extrêmement rapide, occasionnant des dégâts excessivement coûteux pour la collectivité.
Les règles en matière de préventions des crues se sont précisées. Elles ont été considérablement augmentées. Pour éviter en de nombreux endroits de France les drames antérieurement vécus lors de tempêtes océaniques et méditerranéennes. Mais en France rien ne fonctionne simplement. Nous nous posons toujours la question de savoir pourquoi le Gouvernement d’Edouard PHILIPPE a promulgué un décret, pour le moins scélérat, le 31 décembre 2017 permettant aux Préfets, pour une durée expérimentale de deux ans avant son extension sur tout le territoire national, de passer outre, lors de projets d’urbanisations routières, à toutes les règles et lois en matière environnementales.

Décret n° 2017-1845 du 29 décembre 2017 relatif à l’expérimentation territoriale d’un droit de dérogation reconnu au préfet. Monsieur CHOPIN, était Préfet d’un département expérimental, avant de d’être nommé Préfet des Pyrénées-Orientales.
Avec cette règlementation promulguée dans la quasi clandestinité quelques heures avant la nuit festive de la Saint Sylvestre 2017, on voit bien qu’il y a, entre les discours gouvernementaux et les faits, un fossé qu’un jour il serait bon de combler !
Ce texte du 31 décembre 2017 pourrait être utilisé un jour dans notre département, pour anéantir toutes les obstructions fondées juridiquement et écologiquement, afin d’imposer légalement avec son application, un projet routier en bordure du plus important fleuve côtier de notre département, la Têt. Cette rivière aux berges fragilisées dans sa traversée de Marquixanes, malmenée en aval dans sa traversée du « Ribéral » par des prélèvements alluvionnaires insensés, alimente en eau de consommation et d’arrosage, toute la plaine du Roussillon. Quels seront nos appuis et nos aides pour combattre une dictature jacobine ravageuse de l’environnement Catalan, sur un projet qui n’apportera rien là ou il est en cours d’études pour une hypothétique réalisation ? ».